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Saint-Nicolas, patron des enfants

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Noël et cie

Nicolas de Myre (270-310) aurait été évêque en Asie Mineure (la Turquie actuelle) au IVe siècle et serait décédé un 6 décembre. Saint Nicolas était vénéré non seulement à titre de patron des enfants, mais aussi comme celui des marins, des marchands, des voleurs et des prostituées.

On lui prête des actions charitables, dont le don d'une dot à deux jeunes filles pauvres, et même des miracles. On lui attribue notamment la résurrection de deux enfants qui auraient été massacrés et conservés dans la saumure par un méchant boucher. Mais c'est à partir du XVe siècle que, sur les bords du Rhin, saint Nicolas commence à passer dans les maisons, la veille du 6 décembre, pour récompenser les enfants sages en leur offrant pommes et noix en échange de prières.

À la fin du XVIe siècle, alors que la coutume du saint distributeur de cadeaux se répand dans de nombreuses régions d'Europe, le protestantisme apparaît en Allemagne. À Strasbourg, en Alsace, saint Nicolas, considéré comme trop papiste, est violemment critiqué.

Après la Réforme protestante, la Saint-Nicolas est donc abolie dans plusieurs pays européens et, pour l'éducation des enfants, on lui substitue l'enfant Jésus, déplaçant la date de distribution des cadeaux du 6 au 25 décembre. Toutes les régions protestantes d'Europe emboîtent le pas, alors que resurgissent peu à peu dans les mémoires collectives les anciennes fêtes de l'hiver. On voit ainsi réapparaître les fées ainsi que le bonhomme Noël.

En Hollande, et dans plusieurs autres pays européens, le personnage de saint Nicolas demeure cependant très estimé. Il apparaît comme un digne vieillard de haute stature, avec une longue barbe et des cheveux blancs, vêtu de la cape, de la mitre et de la houlette de l'évêque.

Il a apparemment tout du saint catholique, mis à part sa curieuse habitude de voler dans le ciel, assis sur son âne et suivi de son valet noir... Personnage plutôt moralisateur, le Sinterklaas hollandais dépose des présents dans les souliers des enfants sages, tandis que les enfants désobéissants sont punis par Zwarte Piet, le valet.

L'homme de Noël

Vers 1778, les protestants du nord de l'Allemagne, les landgraves, font resurgir des tréfonds du passé «l'homme de Noël», en allemand weihnachtsmann, portant lui aussi une longue barbe et un grand manteau de fourrure. Il incarne, dans les rites anciens, l'esprit de l'ancêtre venant rendre visite aux vivants au moment du solstice d'hiver. La légende raconte que le weihnachtsmann passe toute l'année au coeur d'une montagne, parmi le «petit peuple» dont il fait partie.

Chaque nuit, un petit homme, sorte de nain ou de gnome, monte la garde à l'entrée de la grotte dans laquelle se situe le palais. Au bout de 360 nuits, le weihnachtsmann et ses lutins sortent de leur retraite.

Ils vont dans la forêt armés de haches afin de couper des sapins destinés à la fête, qu'ils décorent ensuite de bougies, de pommes d'or, de noix et de bonbons. La nuit de Noël venue, le bonhomme parcourt en traîneau les villages environnants pour vérifier si les enfants sont sages. Si oui, il laisse un magnifique sapin couvert d'étrennes.

 

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