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Pourquoi pas des Olympiques maternels?

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Je me demande pourquoi personne n'a encore instauré les « Olympiques pour mamans »?

Ok, ça semble stupide sur le coup, mais pourquoi pas? Sans avoir le budget de Beijing ou de Vancouver, ça pourrait avoir lieu.

De nombreuses catégories pourraient être ainsi présentées. En prime, les athlètes seraient aptes à compétitionner sur plusieurs tableaux.

On pourrait ainsi les voir à l'oeuvre dans par exemple:

Le sprint multitâche. Préparer un biberon de lait en poudre en tenant bébé dans un bras, sans rien échapper et dans un délai de 40 secondes... ou moins. Faire le souper en aidant aux devoirs, répondant à la porte, nourrissant le chat, balayant... Changer la couche d'un enfant d'un an tout grouillant en parlant à un employé du gouvernement ou autre personne «sérieuse» au téléphone.

La course à obstacles. Ou comment attraper bébé qui tente de bouffer les batteries de la télécommande ou une bouteille de produit toxique. Ou qui a réussi à ouvrir la porte-fenêtre et se dirige avec détermination vers les escaliers, tête première évidemment. Le tout en contournant ou en sautant par-dessus 58 jouets «oubliés» sur le sol. Pénalité lorsque la mère (non l'athlète!) se rentrerait quelques-uns de ces instruments de torture (euh jouets!) dans le pied. Idem pour les orteils fracassés contre les chaises, tables et comptoirs.

La lutte maman-bébé. Tenir les bras et/ou les jambes et/ou la nuque d'un bébé pendant l'auscultation chez le médecin, le vaccin, etc. Bouchons pour les oreilles prohibés.

Le magasinage intensif. Ou comment trouver des chaussures pour bébé (ou autres items préétablis et urgents) en un temps record. Évidemment, les chaussures doivent être de la vraie bonne taille, jolies et à un prix abordable. Bien sûr, pour gagner cette course, il faut se souvenir au passage qu'il manque de pain, de crayons à mine, d'argent comptant pour la sortie scolaire du lendemain, de chasse-moustiques, de timbres, de pesto et qu'il faut rendre les livres à la bibliothèque. La championne ultime saura conserver une coiffure "intacte" et aura même 10 minutes pour se choisir un rouge à lèvres. Évidemment, elle n'aura rien oublié, saura porter bébé et commissions avec brio sans échapper de sacs (ou de bébé!)

Le volet poussette, remorques de vélos et trucs du genre. Déplier une poussette après l'avoir sortie d'un coffre de voiture ou descendue d'un troisième étage, attacher de façon sécuritaire un enfant disons... récalcitrant. Ou installer un ou deux bébés dans une remorque à vélo, sans que les casques «revolent» partout. Bien sûr, la poussette ou la remorque devra être pourvue d'un sac à couches (et pas juste à couches hein!) conforme aux normes de la mère prévoyante et responsable.

Le transport en commun à l'heure de pointe. Que se soit avec une poussette, un porte-bébé ou les bras, prendre bus et métro dans la marrée humaine avec plus d'un enfant et veiller à ce que tous les protagonistes dont l'athlète est responsable arrivent à bon port en un morceau. (Évidemment, sans en perdre un en cour de trajet!)

Les poids et bébés-haltères. Que se soit dans la catégorie poids plume (0-15 livres), poids moyen (15-20 livres)... La bonne athlète aura des biceps en béton (sans tendinite ou problèmes carpiens), un dos qui résiste à toutes les contorsions et des genoux forts et flexibles.

Le lancer du bébé. La bonne lanceuse saura anticiper à la seconde près l'arrivée du papa du bébé et l'attendre à la porte avec un air détendu, mais déterminé afin de lui «garocher» le petit paquet en un temps record. Bonus aux athlètes dont le père conservera un sourire et ne rendra pas le bébé après une minute. Double bonus si le petit paquet a une couche puante à changer.

Le bain synchronisé. L'athlète devra parvenir à d'abord extirper bébé d'une chaise haute gluante et d'amener bébé dans la salle de bain sans laisser tomber de spaghettis collants en route. Le bain sera d'une température idéale. Serviette, débarbouillettes, savons et shampoings seront à portée de main et le pyjama sera en position d'attente sur la table à langer. Bonus aux athlètes qui sortiront un bébé souriant et sans coins de bouche sales ou cire d'oreille incrustée. Le rinçage des cheveux shampouinés est d'une importance capitale. Les bouchons d'oreilles ne sont pas non plus permis ici. Attention, sport à haut risque de glisser sur la céramique mouillée advenant le cas où le bébé «utilisé» est un éclabousseur.

La sortie en cas de crise. À la fois un sprint (quitter rapidement le lieu public où se contorsionne et s'époumone le chérubin dont on a charge) et une épreuve d'endurance (une lutte maman-bébé de  haut calibre + le refus de plier au petit dictateur). La médaillée d'or devra aussi avoir ignoré les regards réprobateurs et les conseils-reproches des fatigants qui se repaissent du spectacle.

Le penchage-ramassage. Épreuve d'endurance physique et mentale. Pour la remporter, il suffit d'être celle qui tiendra le plus longtemps, à ramasser cuillers, peluches, chapeaux, chaussettes, chaussures, biberons etc, lancés par bébé du haut de sa chaise haute ou d'ailleurs et de les rendre au «lanceur». Dans l'idéal, le lanceur lâchera prise avant... Mais c'est une utopie!

Il y a bien plus de disciplines auxquelles les mères-athlètes pourraient s'inscrire...

La jonglerie des horaires
La montée et la descente rapide des escaliers (les proprios de cottages ont ici une avance sur celles qui vivent dans un bungalow).
Le triage des vêtements trop petits et la prévision des tailles nécessaires pour les futures saisons.
La manipulation (pour faire absorber un aliment honni, changer les idées en cas de bobos, peines ou de simple «bocage enfantin».
La course à la garderie (ici, tous les coups sont permis).
La recherche de cliniques ouvertes quand bébé est malade. (Ce qui veut dire les week-ends compris!)
La négociation des disputes au sein de la fratrie... ou avec le voisinage.
Le «criage» du JUNIOR VIENS SOUPEEEEEEEER!
Le record de vitesse pour acheter toute une liste scolaire.
Le ramassage intensif de vomi .
Le mouchage de morve perpétuelle.
Le dépistage de coin de bouche mal lavé, de dents pas lavées du tout.
Le «dépognage» de noeuds dans les cheveux d’enfants.(Les cheveux longs bouclés constituant un haut niveau de difficulté.)

Et bien plus encore!

Note #1: On me dira que certaines disciplines susmentionnées ne sont pas très sportives... Je répondrai de regarder la liste de tous les sports olympiques...

Note #2: Contrairement aux Jeux olympiques classiques, ceux de la maternité n'imposeront aucun test antidopage. Caféine, alcool, oméga-3, Dristan... tout est permis!

Note #3: Cependant, en aucun moment, les athlètes n'auront droit à des relations sexuelles. Une haute surveillance sera mise en place à cet effet. Ben quoi, des J.O, ça dur environ deux semaines? Une mère athlète connait l'abstinence plus longtemps que ça parfois!

Note #4: Le concept d'Olympiques maternels est sexiste, j'en conviens. J’attends donc les propositions de la gente masculine pour des Jeux papalympiques!