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Le camouflage alimentaire

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Le camouflage alimentaire a été popularisé il y a quelques années suite à la publication d’un livre de recettes qui promouvait l’ajout de purée de légumes à divers plats principaux. Ayant pour but d’augmenter la consommation de légumes, le camouflage alimentaire a été le sujet de quelques études scientifiques. Alors, bon ou mauvais le camouflage? En fait, cela dépend du but recherché à court et long terme. 

L’impact à court terme

Une des préoccupations des parents est que leur enfant consomme suffisamment de fruits et légumes. Si pour quelque raison l’enfant en consomme peu, il est normal de chercher par tous les moyens d’en augmenter la consommation. Rentre alors en jeu le camouflage alimentaire. Les légumes broyés dans la sauce tomate, la purée de chou-fleur dans le macaroni au fromage ou la purée de légumineuses dans un brownie en sont des exemples.  

Cette stratégie est utilisée pour deux raisons :

1. Augmenter la consommation de légumes sans que l’enfant sache qu’il en mange, du moins au moment du repas.

2. Réduire l’apport énergétique de certains plats.


Plusieurs études ont démontré le succès de cette technique à très court terme afin d’augmenter la consommation de légumes, soit lors d’un repas ou d’une journée. Les enfants, et même les adultes, consommaient environ ½ à 1 portion de légumes de plus par jour selon la quantité de purée de légumes ajoutées aux différents plats. L’appréciation des légumes utilisés pour les purées, c’est-à-dire qu’ils soient aimés ou non, n’avait aucune influence sur la quantité consommée. D’ailleurs, les plats modifiés avec une partie de légumes étaient dans certains cas plus appréciés que la version initiale. 

L’autre effet du camouflage alimentaire est la baisse de l’apport énergétique venant des plats modifiés. Les études ont utilisé le camouflage principalement dans un contexte où un excès de poids a été diagnostiqué chez l’enfant par une équipe médicale et qu’il faut diminuer ses apports énergétiques. Les chercheurs ont donc  remplacé une partie des ingrédients riches en énergie (exemple : la sauce au fromage dans un macaroni au fromage) par des ingrédients plus faibles en énergie (la purée de légumes). Conséquemment, la valeur énergétique du plat diminue. De plus, il a été aussi observé que les enfants ont tendance à consommer plus ou moins un même poids d’aliments par repas si la taille de la portion n’est pas modifiée. Donc, étant donné que le poids des aliments qu’ils consomment reste le même et que les aliments ont une valeur énergétique diminuée, l’apport énergétique des enfants est évidemment abaissé. 

Toutefois, ces études n’ont eu lieu que  sur une courte durée (1 à 2 jours) ainsi que dans un échantillon précis. Les parents des enfants participant à l’étude possédaient un diplôme universitaire, le revenu annuel du foyer supérieur à  50 000$ et les enfants étaient en majorité blanc d’origine non-hispanique. On ignore si ces stratégies fonctionnent aussi bien sur une plus longue période ou dans différents groupes socio-économiques. 

 


 

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