Mylen Vigneault Blogueuse

Attendre que ça passe

Attendre que ça passe
Libellés : Psychologie Publié le 11-01-2013 à 12:41

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, il m’arrive d’être fatiguée de me battre, d’avancer, de chercher des solutions à ceci et à cela, puis encore à ceci et à cela.

Et Dieu sait que dans une vie de parent, il y en a des imprévus, des blessures (allant du petit bobo à la plaie béante qu’on a l’impression qu’on ne réussira jamais à recoudre), des combats à mener, des plans de match à imaginer, à modifier…

Aujourd’hui, c’est une journée comme ça. Je ne traverse rien de vraiment majeur, mais une accumulation fait que j’ai envie d’une pause d’action.

Je dois quand même écrire un billet pour répondre à mon mandat professionnel. Ce n’est pas un combat à mener, mais écrire n’est pas tous les jours aussi facile.

J’ai plein de sujets à aborder avec vous pourtant. Mais je vous l’ai dit, je suis fatiguée. Comme mère, comme professionnelle, comme femme tout court.

En général, quand ça ne va pas, je suis de celle qui cherche à passer à l’action. Foncer dans mes peurs, consoler mes peines, cogner aux portes, avancer.

Et je sais que je le ferai.

Plus tard.

Aujourd’hui, je vais faire ce que j’ai à faire dans ma routine, sans plus. Les combats, les consolations, les solutions, l’action à plus grande échelle… Ça va attendre un peu.

Ça semble paresseux, lâche, non productif, égoïste.

Pourtant, je me dis que ça pourra m’être utile.

Parce que des fois, la solution est peut-être d’attendre que ça passe. Ce n’est pas une question de pensée magique ou de tentation que d’autres se chargent de ma vie. (Mais peut-être se chargeront-ils de la leur au lieu de me demander?) C’est juste une pause, pour mieux rebondir ensuite.

Comme parent, on vous demande peut-être consciemment ou non de trouver des réponses à tout, de tout réparer, organiser, régler, etc. rapidement?

Comme parent, peut-être oubliez-vous, vous aussi, les limites du multitâches?

Je me souviens qu’au Cegep, dans mes cours de créativité, on abordait l’importance de laisser du temps au processus créatif. De lâcher prise, d’attendre que l’idée grandisse en nous. Un peu comme une grossesse, dans le fond.

Vivre sa vie, ça demande de la créativité. Ça demande du lâcher-prise parfois…

Lâcher prise, ce n’est pas abandonner. Et c’est moins facile que ça en a l’air…

Alors je pense que ce sera mon but de la journée. Demain, les problèmes importants seront encore là, attendant que j’agisse. Et fort à parier que d’autres, plus petits ou imaginés, se seront envolés.

Je vais donc attendre que ça passe. C’est quoi « ça »? Rien de tragique. Un flot d’informations à gérer, une fatigue physique, quelques solutions à dégoter. Bien sûr, ça ne passera pas complètement. Disons que ça va tourner en rond autour de moi, sans que je n’y prête une réelle attention. Je verrai ça demain. Je m’accorde… la procrastination momentanée.

C’est un peu comme s’accroupir pour s’élancer ensuite plus haut…

Vous? Est-ce que vous vivez des moments du genre? Que faites-vous dans ce temps-là?

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