Isabelle Pagé Blogueuse

Instinct de survie

Instinct de survie
Libellés : Vie de famille Publié le 18-01-2013 à 15:11

Instinct de survie

Ouf! Ça y est! Bébé numéro 4 a vu le jour le 9 décembre dernier. En pleine santé, Dieu merci, elle pesait 7 livres 10 onces et elle s'appelle Maxime. 

Dans mon dernier blogue, je parlais de mes craintes et mes angoisses à la veille de mon accouchement. J'ai bien fait d'en parler et de les exprimer parce que ça m'a aidé à les accepter et ce fut de loin mon plus bel accouchement. Tout s'est bien déroulé et jamais je n'ai douté de mes capacités.

Après 24 heures à l'hôpital dans une chambre semi-privée, je suis rentrée à la maison, heureuse mais épuisée! Je ne comprends pas que les hôpitaux n'offrent pas tous des chambres privées aux nouvelles mamans... On n'a que deux petites nuits de répit avant de retourner dans la tumulte du quotidien et il faut se taper le papa d'à côté qui ronfle, le bébé qui ne se réveille pas aux mêmes heures que le nôtre, sans parler de la visite qui débarque en gang dans quatre pieds carrés d'espace!!!! C'est inhumain!

Quand l'infirmière m'a gentiment informée que j'avais une douche au bout du corridor, je lui ai répondu que j'en avais une l'autre bord du pont et que c'est là que j'irais la prendre...Arrivée à la maison, la réalité m'a rapidement frappée de plein fouet!

Avec un quatrième, la beauté de la chose c'est qu'on sait à quoi s'attendre. On n'est pas meilleure, on a simplement un atout de plus: on sait que ça va passer! Eh oui! C'est mon mot d'ordre ces jours-ci: ça va passer. 

Le scénario est assez semblable d'un enfant à l'autre. On accouche, on rentre à la maison et là c'est la lune de miel comme j'aime l'appeler. Les 10 premiers jours sont extraordinaires, on a l'impression qu'on a donné naissance à un ange. Il boit, il dort, il boit, il dort, paisiblement et n'importe où malgré le bruit.

De plus, on est encore sur l'adrénaline de l'accouchement alors on est en super forme, on retournerait travailler même! On se dit: "wow! c'est génial!" Et là on se met à faire des listes de toutes les choses qu'on aimerait accomplir pendant notre congé! Avec toute cette énergie et bébé qui dort si bien, c'est incroyable tout ce qu'on aura le temps de faire... 

Après la lune de miel, on frappe un mur. L'adrénaline disparaît et le cocktail d'hormones fait des siennes. Le manque de sommeil nous rattrape et on se met à pleurer pour des riens, tout semble une montagne. C'est à ce moment que les papas ne comprennent plus rien. Où est passé la maman tellement épanouie qui semblait en contrôle de la situation? Maintenant il est face à une maman démunie qui semble avoir perdu le contrôle.

Au secours! Il tente tant bien que mal d'aider mais rien ne semble fonctionner. Il ne sait plus où se mettre, quoi dire ni quoi faire pour se rendre utile... Un autre membre de la famille démuni! Le chaos! Le manque de sommeil, le manque d'intimité et ce petit être si petit mais qui prend tellement de place dans la maison fait en sorte que plus rien ne va. C'est pour ça qu'il y a un dicton qui dit que faire des enfants ne rapproche pas un couple en difficulté...très bien dit!
 
Pauvres papas, je les plains. Le sentiment d'impuissance qu'ils ressentent face à la situation doit être invivable. Je pense que c'est à nous de les guider et de leur dire de quoi on a besoin. Il faut accepter que ça ne sera pas fait à notre façon, mais pour sortir de cette impasse, il faut arrêter de jouer à la superwoman et déléguer!

À ce moment-ci, tous les moyens sont bons pour que maman puisse se reposer. Il faut accepter l'aide de partout! Quelqu'un vous propose de ramener les plus vieux de l'école ou de la garderie, vous acceptez. Une voisine s'offre pour aller faire votre épicerie, vous acceptez. Votre mère arrive avec des plats préparés pour la semaine, vous les prenez. Votre soeur vous suggère de passer l'après-midi à la maison pour que vous puissiez vous reposer sans entendre bébé qui pleure, vous acceptez!!!

C'est à ce moment que vous devez vous refaire des forces parce que les semaines qui suivront ne seront pas de tout repos. Votre petit ange a de fortes chances de se transformer en démon qui pleure plus de 3 heures par jour sans arrêt! Bonjour les coliques! Bien sûr, ce ne sont pas tous les bébés qui en font, mais croyez-moi, j'ai eu deux bébés à coliques et juste à entendre ce mot je panique! C'est inexplicable, incompréhensible et surtout inconsolable!

La sécheuse, les promenades en voiture, les tapes dans le dos, le bruit de la balayeuse, la suce, le pouce, j'ai tout essayé pour me rendre compte que rien ne fonctionne et que tout ce qu'il faut c'est de la patience, du courage et un lâcher prise en se disant que: "ça va passer!" 

C'est en s'acharnant à vouloir faire cesser ces pleurs qu'on s'épuise.

Un petit truc que j'ai essayé et qui fonctionne mais à très long terme est de répéter chaque jour la même routine pour apaiser bébé même si ça ne semble pas fonctionner. Les mêmes gestes, les mêmes chansons, le même environnement aux mêmes heures finissent par rassurer bébé et l'aider à se calmer mais ça prend du temps. 

Mon premier bébé a fait des coliques et mon dernier aussi. J'ai eu un répit avec les deux autres.

Je ne vis pas de la même façon cette période avec Maxime. Disons qu'en étant plus détachée et moins concernée, je ne me remets pas en question dans mon rôle de mère parce que mon bébé est inconsolable.

J'applique la méthode de routine dont je vous ai parlé et ça commence à porter fruit. Après trois semaines de soirées interminables à tenter de la calmer, elle commence à comprendre et à s'apaiser par elle-même! Hourra! Je vois la lumière au bout du tunnel et je me répète sans cesse: "ça va passer"!

Courage!!!

Ouf! Ça y est! Bébé numéro 4 a vu le jour le 9 décembre dernier. En pleine santé, Dieu merci, elle pesait 7 livres 10 onces et elle s'appelle Maxime.

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