Louis-Simon Ferland Blogueur

La collation, s’il-vous-plaît

La collation, s’il-vous-plaît
Libellés : Vie de famille Publié le 30-01-2013 à 16:23

Parmi les nombreuses tâches connexes au métier parental, il y en a une dont l’importance est souvent sous-estimée : servir des collations. Oui, qu’il le veuille ou non, le parent moyen consacrera des centaines d’heures de sa vie à s’occuper de l’alimentation inter-repas.

En fait, dès que les enfants sont en âge de mettre des cris des mots sur leurs besoins, la collation devient habituellement leur repas préféré de la journée. Quant aux parents, on réalise que la collation fait partie des premières choses à mettre dans le sac avant une sortie (avec les mouchoirs et le désinfectant).

Une collation, c’est cool. Donnez-leur des légumes au repas, bof. Mais si les crudités portent le chapeau de collation, ils sont déjà plus attirants (pas beaucoup, mais un peu). D’ailleurs, jamais personne n’a prononcé la phrase : «  Mange toute ta collation, sinon tu n'auras pas de repas! ». C’est un signe.

Récemment, j’ai lu avec un sourire sur Yoopa le « Top 5 des collations préférées des enfants ».

Je suis bien d’accord avec leur choix #1 : Les fruits. C’est aussi la collation que préfèrent donner les parents. Bons pour la santé, rapides à servir, faciles à apprêter… sauf pour certains fruits qui deviennent compliqués à gérer lors de sorties. Une mangue, c’est merveilleux… mais surtout quand elle est déjà coupée (par quelqu’un d’autre, de préférence). Mais une pomme, quelle belle invention! En plus, pas de censure pour cause d’allergies. J’aime.

Leur deuxième choix, le muffin, n’est pas dans mon top 5. C’est peut-être simple à donner, surement très nutritif mais… ah, le trouble pour ramasser les miettes! Et si vous avez un enfant très jeune, faut pas oublier de lui dire de retirer le petit papier AVANT de manger le muffin…

Le fromage, c’est une bonne collation à domicile. En sortie, ce n’est pas l’idéal. Parce qu’il est peureux, le fromage. Il veut toujours sortir avec son ami Ice Pack (c’est un ami anglophone). Et s’il sort tout emballé en portions individuelles, alors il n’est pas écolo. Et il n’a pas l’air naturel non plus.

Dans le reste du Top 5, la barre tendre se transporte bien (mais attention aux allergies, vous allez vous faire regarder de travers…). Et le yogourt est bon et nutritif (et pas trop salissant, si vous pensez à inclure une petite cuillère). C’est surprenant, les enfants eux-mêmes n’ont pas choisi de sucreries et de friandises. Bravo.

Mais la collation ne sert pas qu’à remplir l’estomac des petits. Souvent, elle devient un outil de gestion parentale :

La collation-répit: Pour calmer des enfants trop énervés, rien de tel que de les asseoir devant une collation. Et la bouche pleine, ils sont toujours un peu moins bruyants.

La collation-subterfuge: Sert à changer les idées des enfants, le temps qu'ils oublient qu'ils étaient en train de réclamer autre chose.

La collation-thérapie: C'est toujours plus facile de jaser autour d'un petit quelque chose à grignoter.

La collation-passe-temps : De l’attente avant un rendez-vous? Un retard imprévu? On sort les grignotines et ça passe mieux.

Bref, la collation mérite sa place dans une journée. Combien en faut-il? Ma collègue nutritionniste Geneviève Nadeau en parlait justement dans un billet, dans lequel elle défend l’idée des collations quotidiennes multiples si l’enfant en ressent vraiment le besoin. Trois repas, trois collations, c’est tout simple. Juste d’y penser, j’ai faim.

Et faut avouer qu’il n’y a pas que les enfants qui profitent de ces beaux moments de grignotage. Ça nous reste même dans notre vie de grands. Mais nous, on appelle ça une pause café.

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