Louis-Simon Ferland

La vie à l’aréna (prise 2)

La vie à l’aréna (prise 2)
Libellés : Vie de famille Publié le 06-02-2012 à 15:44

Alors, me demandez-vous, comment ça va le hockey? Pour ceux qui auraient raté la première période, Blondinette et moi sommes devenus cet automne, à notre grande surprise, des parents d’aréna Vous pouvez relire ici mes premières impressions sur le merveilleux monde du hockey mineur

Le premier choc passé, nous voilà déjà à la mi-saison. Et puis, comment ça se passe? Comme je n’arrive pas à me faire une idée précise, je suis obligé de vous lancer plein d’autres observations en vrac :

 

  • Notre objectif premier comme parents était de rester sains d’esprit. Est-ce réussi? Oui oui… Mais… Peut-être pas pendant les matchs. Là, on a le droit de devenir un petit peu fou.

 

  • Dans le novice C, les enfants progressent vite! Vraiment, je suis content d’avoir gardé des petits bouts de vidéo des premiers coups de patin de mon garçon au début de l’année. Le progrès est phénoménal. Même moi, je me trouve meilleur pour transporter le sac.

 

  • Ce qu’il y a d’ironique à l’aréna, c’est que les rôles sont inversés. Ici, ce sont les parents qui font trop de bruit.

 

  • Ne le dites à personne mais… J’ai acheté une trompette d’aréna. Oui oui, une flûte à buts, un machin pour faire du bruit. Et vous savez quoi? Je souffle dedans comme un déchaîné chaque fois que j’en ai l’occasion. Je sais, j’ai besoin d’aide.

 

  • Ben oui c’est le fun de souffler dans la trompette! Je pense que c’est de  la trompetto-thérapie. Je suggère fortement d’en trainer une partout. Frustré par le traffic épouvantable? Souffle un grand coup dans l’auto. Le patron est déplaisant? BOOOOOOHHH! Un coup de trompette dans le bureau. J’essaye demain.

 

  • Une observation de même : dans les estrades, on a toujours un parti pris pour les petits joueurs. Et pour les filles. Et pour les gardiens de but. Imaginez quand c’est une toute petite fille gardienne qui est devant le filet, comme dans notre équipe… Lily, on t’aime!

 

  • Ramasser des bouteilles vides. Vendre des billets de tirage. Organiser une journée de quilles. Des cadeaux aux joueurs. Des beaux manteaux d’hiver. Une tuque de l’équipe. Une casquette. Des culottes de hockey, des bracelets, des slush… Une méchante organisation, ce petit passe-temps.

 

  • Oui, le hockey est un passe-temps. Et effectivement, ça remplit parfois trop bien sa fonction.

 

  • Je pensais que l’ambiance était folle. Je pensais que j’avais atteint le summum du stress, de l’exaltation, des émotions fortes. Je pensais que j’avais tout vu. Puis j’ai connu les… TOURNOIS!!!! Ok, je n’avais rien vu encore.

 

  • Quand vous avez une vie de fou, quand vous peinez à suivre la liste des devoirs, la petite routine de la vie familiale, de la vie de couple, de la vie professionnelle… Bref, quand ça ne sera pas le bon moment pour rien d’autre, soyez assurés qu’il y aura une pratique de hockey ce soir-là. Immanquable.

 

  • On m’a dit que pour certains tournois de hockey, il y a un coût d’entrée à l’aréna. Vous voulez dire que je devrai acheter un billet pour aller voir… mon garçon? Si j’attache ses patins et que je lave son équipement, est-ce qu’on me fait un rabais?

 

  • C’est pas toujours facile à vivre, comme horaire. Nos fins de semaine ne sont plus les mêmes qu’avant. Il y a quelques semaines, Blondinette était découragée. Un genre de blues du hockey. Puis le hasard a fait qu’elle a dû accompagner notre fils deux matchs de suite à l’aréna … Elle est revenue renversée. Exaltée. Survoltée par les prouesses de l’équipe. Ce n’était plus la même. Ouais, du bon stock, ce gaz de Zamboni.

 

  • Encourager son enfant, c’est aussi du sport pour les parents : ça provoque une plus grande circulation sanguine (le cœur vous débat à chaque échappée), une bonne activité des poumons (à chaque cri d’encouragement). On se lève, on tape le voisin sans le vouloir parce que la rondelle est passée à 2 pouces du poteau. Les nerfs sont crispés à chaque tir de l’autre équipe. On s’étire pour voir à l’autre bout de la glace. On serre les fesses en fin de partie avec une mince avance de 2-1. Et les mains applaudissent à un rythme olympique. Nous sommes des athlètes de gradins.

 

Encore une fois, je dois finir en mentionnant l’essentiel. Peu importe les pours, les contres, les avantages et inconvénients de se lever si tôt, d’attendre des heures devant une porte de vestiaire, de se les geler un dimanche matin sur un banc froid, peu importe toute la folie de cette aventure, la meilleure raison de la vivre sera toujours inscrite en étincelles de feu dans les yeux de mon garçon.

Tant qu’il portera cette passion en lui, moi je porterai son sac.

Go go go.

Laissez un commentaire

Photo de Louis-Simon Ferland

Louis-Simon Ferland

Voir tous les billets >>

L'infolettre Yoopa

Je désire recevoir les offres privilèges de YoopaSe désabonner

Les incontournables

Sondage

Combien voulez-vous/vouliez-vous d’enfants?
Voir tous les sondages >>