Isabelle Pagé Blogueuse

Les derniers miles…

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Libellés : Vie de famille Publié le 07-12-2012 à 11:00

Je viens de franchir le cap des 38 semaines de grossesse. Hourra! Je vois enfin la lumière au bout de ce tunnel... Je dois vous avouer que je l'ai trouvé difficile cette dernière grossesse. Oh que oui! Cette fois c'est vraiment la dernière! À l'approche de mes 40 ans, je réalise que mon corps n'a plus la capacité de ses 30 ans. Le fait d'avoir à peine eu le temps de me remettre de mon autre accouchement n'a sûrement pas aidé non plus. Mais bon, ça achève. J'y suis presque. Ma date officielle est le 15 décembre, mais ça pourrait arriver n'importe quand dans les deux prochaines semaines. J'ai toujours accouché avant ma date prévue. Eliot est arrivé 12 jours avant terme, Guillaume 8 jours et Olivia 2 jours, alors je me permets d'espérer, de prier même pour que cette petite dernière choisisse de se pointer elle aussi avant son temps.

Dans les dernières semaines, je me suis rendu compte que j'avais beaucoup d'angoisses et de stress en pensant à mon accouchement. En voulant me rassurer, mon conjoint m'a dit que je n'avais pas à m'en faire, après tout c'est la quatrième fois que je passe par là... Bien justement, je sais donc exactement ce qui m'attend et c'est pour ça que je panique...

Soyons franches, un accouchement n'est pas une marche dans le parc. C'est un évènement marquant dans la vie d'une femme. Je ne connais pas de femmes qui aient oublié le moindre détail de ses accouchements. Je me souviens parfaitement de chaque détail de chacun de mes accouchements. Bon, j'ai peut-être oublié les heures, la durée exacte, mais les émotions, les sensations et le déroulement des évènements sont tous gravés dans ma mémoire pour toujours.

D'ailleurs, avec un recul, je me suis amusée un jour à comparer la personnalité de mes enfants avec la façon dont ils sont arrivés au monde. C'est fascinant de voir à quel point c'est révélateur. Faites l'exercice, vous allez être surpris de voir à quel point il y a un lien très fort.

J'aimerais tellement qu' on me dise: "madame, vous allez accoucher telle date, à telle heure précise, soyez prête!" Je sais, je sais, on veut tout contrôler dans nos vies de fou. Il y a des femmes qui programment leurs accouchements comme on prend un rendez-vous chez le dentiste... Je préfère essayer d'accepter que pour une fois, je ne contrôle pas tout. Je dois donc lâcher prise et attendre. Que je trouve le temps long parfois.

C'est difficile cette fameuse période d'attente. On surveille les signes qui pourraient vouloir dire que le travail est commencé. Chaque fois, je me vois faire des scénarios: "si j'accouche le jour, telle personne va s'occuper des enfants, si c'est la nuit telle autre personne est en "stand-by". C'est certain qu'avec trois enfants à la maison, on ne part pas pour l'hôpital comme pour le premier. Ça demande un peu d'organisation et de planification.

Mais revenons aux angoisses. J'ai toujours choisi d'accoucher naturellement. Il y a 8 ans, j'avais vaguement entendu parler de la technique d'hypnose pour donner naissance à un enfant. Comme je suis de nature curieuse, j'ai voulu me renseigner sur le sujet et ça m'a tenté d'essayer. J'ai aimé l'approche qui dit que le corps est fait pour cela et qu'il y a un gros travail mental à faire pour se préparer à un accouchement. J'ai donc appliqué la méthode d'autohypnose pour chacun de mes trois derniers accouchements. Je ne peux pas dire que j'y sois vraiment arrivée. En fait oui et non. Ce que ça a fait dans mon cas, c'est accélérer le processus et faire en sorte que mes accouchements se sont déroulés très rapidement. En moyenne, mes enfants voient le jour à l'intérieur de quatre heures à partir du moment où le travail est vraiment commencé.

Pour ce qui est de l'anesthésie naturelle que l'hypnose peut procurer, c'est autre chose... Je crois que la détente que les méditations quotidiennes apportent aide à faire en sorte que tout le processus se déroule plus rondement et sans embûches, mais de là à ne rien sentir... ce ne fut pas mon cas. Disons que j'avais les attentes élevées. Je croyais sincèrement que j'arriverais à ne rien sentir... alors à chacun de mes accouchements, dès que les contractions commençaient à s'intensifier et que la douleur se faisait ressentir j'avais l'impression d'avoir échoué et je me mettais à paniquer. Heureusement c'est toujours vers la fin que ça arrive et quelques minutes plus tard j'ai mon bébé dans les bras.

Afin d'essayer de ne pas répéter le même "pattern" cette fois-ci et d'aller un peu plus loin dans la technique, j'ai discuté avec une fille qui a utilisé elle aussi l'hypnose pour donner naissance à son enfant. Ce que j'ai retenu de son expérience c'est qu'elle n'a pas essayé de nier la douleur, mais de l'accepter. De voir chacune des contractions comme un pas de plus vers l'arrivée du bébé dans ce monde. Chaque contraction nous rapproche du moment où on va enfin pouvoir tenir ce merveilleux bébé tant attendu dans nos bras. Ne pas vouloir tout contrôler, trop planifier comment ça va se passer, mais bien, être ouverte à ce qui sera là, à ce moment précis, et être consciente que chaque accouchement est différent et unique.

Je sais, parfois, ça ne se passe pas comme on le voudrait. Il arrive aussi certaines complications inattendues. Mais justement, peu importe ce qui se passera, en étant préparée à lâcher prise, à être en ouverture devant ce qui se présentera, je crois sincèrement que toute cette aventure prend une tout autre tournure.

Pour plus de renseignements concernant la technique d'hypnonaissance, consultez le site www.hypno-vie.com

À suivre...

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