Louis-Simon Ferland Blogueur

Un petit pas de plus…

Un petit pas de plus…
Libellés : Vie de famille Publié le 11-11-2012 à 19:07

« Quand je serai grand je serai guéri! »

Cette phrase-là se classe dans les citations immortelles. Comme son auteur.

Si vous avez à peu près mon âge, vous vous rappelez bien du petit Charles. À l’époque, je n’étais qu’un jeune garçon insouciant, mais déjà son histoire m’avait marquée.

Charles Bruneau nous a peut-être quittés en 1988, mais par son message, son œuvre et sa Fondation, il est effectivement devenu Grand.

Les histoires d’enfants malades nous confrontent à notre propre impuissance. On ne peut qu’apporter du réconfort, du soutien, de l’espoir. Et on peut s’impliquer.

Moi c’est ce que j’ai décidé de faire cette année, à titre d’ambassadeur du 24h de Marche Rouge-fm. Ce grand défi, qui s'inscrit juste avant le 24h de Ski de Tremblant, permettra d’aider 4 fondations qui viennent en aide aux enfants: la Fondation du Centre de cancérologie Charles-Bruneau, la Fondation Tremblant, la Fondation des Sénateurs d'Ottawa et la Fondation Martin-Matte.

L’idée est à la fois géniale et effrayante : Les 6 et 7 décembre prochains, des équipes de 4 à 6 personnes vont se relayer pour marcher les 107 km qui séparent Blainville et Tremblant, en l’espace de 24 heures. Tout est merveilleusement organisé, avec des escales régulières, des autobus où se reposer, et de l’animation tout au long du parcours. Si vous avez le goût de vous joindre à moi et environ 150 autres fous (dont ma grande sœur, quelle belle surprise!) ou si vous préférez encourager les marcheurs en « achetant » des pas, vous aurez tous les détails ici.

Pour ma part, je m’impose un défi supplémentaire : marcher à moi seul au moins la moitié du trajet, dont les 42 derniers kilomètres consécutifs.

Oui, je marche pour les enfants. Mais je marche aussi pour les parents.
On connaît tous des parents dont la vie a été chamboulée subitement. J’imagine trop bien à quel point toute l’existence bascule. Tout ce qu’on a pu imaginer, réaliser, acquérir, tout ce qui semblait important dans notre vie est balayé d’un coup pour ne laisser place qu’à UNE SEULE PRIORITÉ : la santé de l’enfant.

Je ne l’ai jamais vécu, mais je peux imaginer.

Voilà pourquoi quand on m’a demandé d’être un ambassadeur de l’événement cette année, je n’ai pas hésité. Quand on y pense : c’est bon pour la santé (beaucoup de marche!), c’est bon pour la conscience (avec quatre fondations qui en profitent), c’est bon pour la vie sociale (on va y rencontrer tellement de gens intéressants).

Mais surtout, c’est bon pour l’Humain en nous. De se dépasser pour une cause qui nous dépasse. Celle des enfants malades.

Il y a 30 ans, les chances de guérison du petit Charles étaient de 35%. Aujourd’hui celles des enfants leucémiques sont de 85%. Ça donne le goût de continuer à avancer, non?

Il suffit parfois de si peu entre la maladie et la santé, entre le découragement et l’espoir, entre l’abandon et la persévérance. L’espace d’un petit pas. Un petit pas que nous accepterons de faire et de répéter des milliers de fois.

Oui nous aurons des ampoules sous les pieds. Mais si ces ampoules s’allument pour éclairer les enfants malades, j’embarque.

Quand on a le grand privilège d’avoir des enfants en santé, on peut se croiser les doigts et espérer que la situation ne change pas.

Ou alors on peut se décroiser les bras et faire en sorte que la situation change… pour les autres.

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