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De grands hommes à la petite école

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C’est la semaine des enseignants, alors bonne semaine, les profs. 

Mais on va se dire les vraies choses, à l’école primaire, c’est plus la semaine des… enseignantes. 

Selon les statistiques de 2006, les femmes représentent 84% du personnel enseignant au primaire et au préscolaire. 84% ! Mais où sont les gars?

Je sais que le débat n’est pas neuf, qu’il n’y a pas de vraie réponse, et que le ratio hommes-femmes s’équilibre au secondaire. Mais qu’est-ce qui fait fuir les hommes de l’enseignement primaire? Mystère.

Pourtant, c’est vraiment une chance de pouvoir compter sur une présence masculine à l’école.

Comme ce n’est pas à moi, simple parent, d’analyser ce phénomène social, je vais plutôt me réjouir bien égoïstement d’un fait personnel: à l’école de mes enfants, des hommes, il y en a! 

C’est une toute petite école alternative avec une seule classe par niveau. Mais cette école rayonne fort grâce aux gens qui l’illuminent de l’intérieur. Des enseignantes dévouées, bien sûr, mais aussi plusieurs figures masculines fortes.

Il y a Sébastien, le prof de maternelle. Ou plutôt de paternelle, comme il le dit. Il est la preuve qu’on peut garder sa prestance de mâle alpha même en bricolant avec des macaronis. Comme c’est un ami, je peux me permettre de le taquiner un peu (surtout quand il est trop parfait). Mais il reste une vérité : c’est une chance pour nos cocos d’avoir ce gars-là avec eux.

Il y a Julien, le prof de première année, que je ne connais pas encore beaucoup. Mais j’ai pu voir à l’œuvre ses qualités de pédagogue et j’ai déjà hâte que ma fille fasse partie de sa classe l’an prochain. Commencer son primaire avec des enseignants masculins, en maternelle et première année, c’est assez rare. Et c’est génial.

Il y a André, le prof d’éducation physique. Pour les enfants, c’est un phare, un guide, et un motivateur exceptionnel. Toujours prêt à se dévouer pour les enfants, il ne compte pas ses heures pour transmettre le goût de l’activité physique et de la saine compétition. Ajoutez à ça un sens de l’humour unique et on comprend tout de suite pourquoi les enfants l’adorent.

Et il y a Frédéric. L’âme de l’école. Officiellement, Frédéric est prof de musique. Mais sa passion est tellement contagieuse, son talent avec les enfants est si grand que maintenant toute l’école est dédiée à son Projet Culture. Même l’Association de parents est groupie de lui. Pour faire naître des étincelles comme ça dans les yeux des enfants, ça prend un talent rare.

Bref, nous sommes chanceux d’avoir autant de gars dans cette école. Comprenez bien, les enseignantes aussi ont toute mon admiration et je l'ai souvent écrit sur ce blogue. Mais aujourd'hui, je veux dire merci et bravo aux gars d’avoir choisi ce métier-là. Et autant au primaire qu’au secondaire. 

Merci de si bien représenter la réalité masculine à l’école, de garder votre unicité en partageant votre passion (et de donner un coup de main aux filles dans la salle des profs pour ouvrir des pots de confiture).

Merci d’avoir accepté d’être en minorité dans votre classe pendant les années d’Université, d’avoir subi les sarcasmes silencieux des féministes qui vous ont peut-être reproché vos méthodes pédagogiques différentes, et de garder la tête haute dans la chambre de hockey quand vos chums de construction rient de « vos vacances de deux mois».

Merci de donner le meilleur de vous-mêmes jour après jours, de partager votre savoir et de rester des gars.

Un homme n’est jamais si grand que lorsqu’il est à genoux pour aider un enfant, disait Lincoln. 

Ben je connais des hommes qui se tiennent debout en consacrant leur vie à faire grandir des enfants.

Merci les boys!

 

 

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