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Est-il trop tard?

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Est-il trop tard pour un retour du balancier?

Selon M. Metz, il n'est jamais trop tard pour rien. «Et dès qu'il y a une prise de conscience qu'un problème comme l'impolitesse existe, ce dernier est à moitié résolu», dit-il. Mme Bouchard ajoute que la reconnaissance du problème ne date pas d'hier: «On trouve de plus en plus de livres et de formations portant sur la politesse, sur le savoir-vivre, sur la civilité et sur la bienséance. D'ailleurs, le respect englobe tous ces mots.

De plus, il existe à Montréal plusieurs écoles de politesse avec des noms réputés en ce domaine, comme Danielle Parent, Louise Masson, Ginette Salvas et Julie Paquette. Ce qui confirme qu'il existe un besoin de redonner une tribune de choix aux règles de politesse dans notre société.»L'auteure de S.O.S. politesse explique que l'implication des parents est essentielle pour inciter les enfants à mettre en pratique des règles de politesse: «C'est à la maison, dans la famille, qu'on doit inculquer dès la petite enfance les notions fondamentales de savoir-faire et de savoir-dire.»

Pour sa part, l'auteure Marguerite du Coffre, dans son ouvrage Le livre de l'étiquette (p. 17), suggère d'amorcer le plus tôt possible cette éducation: «Les enfants ne sont jamais trop jeunes pour commencer à apprendre les bonnes manières. [...] Lorsque des mauvaises habitudes sont prises, il est très difficile de les en débarrasser. Ensuite, c'est à l'école et aux autres agents d'éducation que revient la tâche de poursuivre et d'enrichir ce qui a été commencé au foyer ou de venir en aide à ceux qui ont été moins favorisés dans leur éducation.»

Mme Masson conclut que les bonnes manières sont davantage qu'une question de modes ou de générations, qu'elles constituent un art de vivre qui pourrait nous valoir du succès en société, et pourquoi pas une promotion au travail... à condition d'y mettre de la bonne volonté.

«Les bonnes manières, tout comme la véritable élégance, ne se remarquent pas: ce sont les faux pas et la vulgarité qui surprennent toujours», dit-elle.En tant que parents, que faire pour remettre les règles de politesse à l'honneur?

«La force de l'exemple parle plus fort que les arguments, souligne Édith Bouchard. De plus, l'enfant imite les personnes qu'il admire (ses parents).» Toutefois, elle précise que nous devons être cohérents dans nos demandes en ce qui concerne les règles de politesse: «Si on demande à son enfant de placer sa main devant la bouche lorsqu'il tousse, il importe de le faire soi-même pour lui donner le bon exemple.»

Utiliser l'éloge, valoriser l'action et encourager le bon comportement sont essentiels: «Pour l'enfant, être reconnu est stimulant et nécessaire pour qu'il progresse.» Être vigilant et attendre la bonne occasion pour lui expliquer la meilleure façon d'agir ou de se comporter: «La politesse n'est pas innée, elle s'acquiert progressivement.»

Quelques suggestions de lectures

Sacrée politesse! Louise Masson, les Éditions Publistar.
Cette impolitesse qui nous distingue, Carolle Simard, les Éditions du Boréal. Mme Simard est professeure de sciences politiques à l'UQAM.
S.O.S. politesse, Édith Bouchard, les Éditions Édith Bouchard. Vous pouvez vous procurer le livre auprès de l'auteure, au 418 695-6494; par courriel à ebouc@hotmail.com; en visitant son site Internet: www3.sympatico.ca/edith005; ou en le demandant dans une librairie près de chez vous.
Le livre de l'étiquette, Marguerite du Coffre, Les Éditions de l'Homme.

< De la politesse, s'il vous plaît!