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Troubles d’apprentissage

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Les difficultés d’apprentissage peuvent prendre bien des formes. Qu’il s’agisse de dysfonctions neurologiques, de problèmes de comportement ou d’un environnement peu propice à l’étude, le danger de perturber l’éducation d’un enfant demeure bien présent.

Pour en savoir un peu plus sur les difficultés d’apprentissage les plus courantes, je me suis tourné vers Sheila Marcotte, orthopédagogue à l’Académie Beurling de Verdun, qui vient en aide à un nombre important d’élèves en difficulté.

Dyslexie

« Un enfant souffrant de dyslexie aura de la difficulté à lire, écrire et s’exprimer », explique Mme Marcotte. « Plus précisément, c’est un trouble du langage où l’enfant éprouve des difficultés à décoder les mots, que ça soit à l’écrit ou à l’écoute ».

Un élève dyslexique présente les mêmes facultés intellectuelles qu’un autre, mais ses résultats seront plus faibles, de même que sa production.

Par un accompagnement individuel, dans un climat détendu, l’orthopédagogue peut aider l’enfant à contrôler son handicap et développer des stratégies d’apprentissage. « On amène l’élève à faire des associations avec ce qu’il sait déjà, pour développer sa confiance et sa motivation. » Enfin, un travail intensif de lecture et d’écriture peut aider à surmonter les difficultés.

Déficit d’attention 

Alors que certains ne peuvent s’empêcher de bouger, d’autres auront l’esprit qui vagabonde et n’arriveront pas à demeurer concentrés sur le travail à faire.

Dans ce cas-ci, les bienfaits de l’accompagnement individuel par un orthopédagogue reposent dans le climat de travail. « Il y a moins de gens et d’amis, donc moins de sources de distraction. L’élève est aussi plus détendu parce qu’il n’y a pas de confrontation ou de stress face à l’enseignant ou au groupe. »

De plus en plus, l’intégration de la technologie dans les salles de classe répond à ce besoin. « L’élève est davantage stimulé lorsqu’il travaille à l’ordinateur ou sur une tablette, plutôt que de prendre des notes manuscrites ». À titre d’exemple, l’Académie Beurling offre à chaque étudiant des groupes en difficultés un ordinateur portable compact, et une partie grandissante du travail se fait de façon électronique.

Pour un enfant souffrant de déficit d’attention, mieux vaut également diviser le travail en petites tâches à accomplir. « C’est plus facile de maintenir l’attention sur un objectif spécifique et atteignable, puis d’avancer une étape à la fois ».

Comportement à risque

Différents comportements peuvent rendre l’enfant vulnérable lors de ses études. Le manque de motivation ou un comportement antisocial peuvent faire en sorte qu’un élève présentant des aptitudes normales se retrouve avec des résultats faibles.

« Ces élèves manquent souvent d’autonomie : face à un problème, ils n’arrivent pas à trouver de solutions et abandonnent. Ils ont aussi tendance à se laisser distraire. »

Pour stimuler l’engagement, l’orthopédagogue travaille auprès de l’élève à comprendre la « raison d’être » de la matière, plutôt que de simplement la mémoriser.

Dans le cas de troubles plus sévères, comme l’anxiété ou la dépression, l’intervention d’un psychologue ou d’un orienteur devient nécessaire.