À l'époque de la Nouvelle-France (1534-1763), l'éducation était entre les mains des autorités religieuses, de la même façon que, sous l’ancien Régime français, l'Église s'occupait de la chose scolaire en vertu d'une antique tradition. Au 16e siècle, en France, l’Église formait des enfants de choeur dans de petites écoles attenantes aux cathédrales où ils apprenaient à lire, le plain-chant, la grammaire ainsi que le latin.
| C'est notre histoire! |
Au début du 17e siècle, les curés de paroisse et certaines communautés religieuses se mirent à répandre dans les villes et les campagnes de petites écoles au service de la foi. Cette tradition des petites écoles paroissiales s’est exportée en même temps que la colonisation.
Globalement, sous le Régime français ([1]) ([2]), de nombreuses personnes contribuaient à l’enseignement de la lecture et de l’écriture. Des maîtres enseignaient à leurs apprentis, des mères à leurs enfants, et des maîtres ambulants offraient leurs services de village en village.
Dans les villes et les faubourgs, les «petites écoles» étaient tenues par des communautés religieuses. L’apprentissage de la lecture débutait nécessairement par celui des lettres de l’alphabet. Quand les élèves étaient en mesure de lire quelques mots, ils s’attaquaient à des textes qui étaient habituellement des prières en latin, tels le Credo ou le Pater.
Les livres utilisés étaient des abécédaires et des ouvrages de dévotion tels que le psautier[3] et l’Introduction à la vie dévote, venant de France. Toutefois, les éditions imprimées étaient tellement rares que les religieuses devaient les copier à la main.
Les enseignants issus des communautés religieuses s'inspiraient également d'un livre publié en 1654: L'Escole paroissiale ou la manière de bien instruire les enfans dans les petites escoles.
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Eugenia 01 Septembre, 2010
à 12:16
Vivement que cet enseignement revienne… Nos enfants ne savent plus lire et encore moins écrire> C’est déplorable !