Les enfants provenant de milieux défavorisés seraient plus à risque d’abandonner leurs études, de devenir parent à un jeune âge et, conséquemment, d’élever leurs enfants dans un climat de pauvreté, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Concordia et de l’Université d’Ottawa.
S’étendant sur une période de 30 ans, l’étude menée par Lisa A. Serbin, professeure de psychologie à l’Université Concordia, comptait initialement 845 jeunes provenant de milieux défavorisés de Montréal, suivis depuis l’école primaire. De ce nombre, 550, soit 328 femmes et 222 hommes, sont devenus parents. Ils ont alors été retenus comme participants officiels de l’étude.
S’il a fallu commencer les recherches en 1976, c’est qu’«il y a plusieurs critères qui doivent être observés pour identifier les facteurs en cause», indique Mme Serbin.
L’étude visait principalement à déterminer les conséquences d’un comportement agressif, d’un retrait social et d’un milieu socioéconomique défavorable sur le bien-être du sujet une fois à l’âge adulte.
Il a donc été possible de conclure, entre autres, que 22,6% des mères et 22,5% des pères n’avaient toujours pas fait leurs études secondaires à l’âge de 25 ans.
De plus, 40% des femmes suivies vivent désormais sous le seuil de la pauvreté, tandis que ce nombre tombe à 28% chez les hommes. En tout, ce sont 35% des ménages qui souffrent de cette situation.
L’agressivité, un facteur important
L’agressivité serait notamment un facteur déterminant dans l’évolution académique des jeunes. En effet, les enfants souffrant de ce genre de problème seraient assujettis à éprouver davantage de misère à l’école. Une nuance est toutefois à noter, du fait que les garçons auraient davantage de chance d’abandonner leurs études que les filles.
Par ailleurs, les jeunes seraient portés à être parents prématurément lorsqu’ils sont agressifs. Un important risque que la famille se dissous et que l’enfant soit élevé par un seul parent biologique est subséquent.
Le groupe de chercheurs se permet d’émettre des recommandations, en se basant sur ce qu’ils ont observé.
«Les interventions doivent être faites le plus rapidement possible auprès des jeunes. Il faudrait leur accorder une attention particulière dès la maternelle», conclut la responsable de l’étude.
Elle rappelle que la prévention coûte moins cher que de développer des programmes d’aide une fois le fait accompli.



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NGOLO 26 Novembre, 2010
à 14:04
Désire avoir regulièrement vos publications sur les enfants.