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Doit-on suivre son enfant sur tous les réseaux sociaux?

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Dès le primaire, les enfants sont sollicités par leurs aînés et leurs amis afin de se joindre aux plus populaires sites de réseaux sociaux. Avec la multiplication de ces sites que les jeunes utilisent, et les dangers contre lesquels les spécialistes mettent en garde, comment savoir où tracer la ligne?

Rejoindre les jeunes où ils sont

L'enseignante et collaboratrice au Plan d'action pour l'amélioration du français (PAAF), Nathalie Couzon, a déjà abordé les questions de nétiquette et d'image numérique en classe avec ses élèves.

«Je trouve que, si les parents ne font pas cette éducation au (web) 2.0, on laisse les jeunes dans un vide bien dangereux,» exprime-t-elle. «L'accompagnement est nécessaire et cela ne veut pas dire qu'on se prête à une entreprise moralisatrice.»

Nathalie Couzon est aussi mère de deux enfants dont un de 12 ans qui a une présence sur Facebook et Twitter. Elle a informé son jeune sur le comportement à adopter tant au niveau de la personnalisation des paramètres de confidentialité que dans le partage d'informations en ligne après que le compte Facebook ait été ouvert par le père «en dépit des règlements qui l'interdisaient».

«Pour moi, c'est important que le dialogue parents-enfants se fasse sur ces nouvelles plateformes de communication puisque c'est là que sont les jeunes.»

Comme le téléphone

Le directeur de l'école secondaire Armand-Corbeil à Terrebonne, Jean Robitaille, constate que, de façon générale, les réseaux sociaux sont plus utilisés à l'extérieur des enceintes des établissements d'enseignement.

«Le milieu scolaire est en retard dans son utilisation des différents réseaux sociaux,» dénote-t-il. Les initiatives comme celles prises par Nathalie Couzon ne sont pas encore présentes dans toutes les écoles.

Jean Robitaille est confiant que les parents ne devraient pas faire une vigie systématique de tous les écrits de leurs enfants sur les réseaux sociaux, comparant ces outils à une nouvelle forme de conversation téléphonique malgré leur aspect public.

Une question d'éducation

Le technopédagogue Néo-Brunswickois Jacques Cool soutient que «la rue est maintenant virtuelle» et qu'il faut saisir cette occasion pour éduquer les jeunes, les accompagner dans leur usage des technologies plutôt que de chercher à bloquer et interdire les accès.

Il suggère aux parents d'opter pour une «approche pro-active» qui permette de faire le pont entre les richesses de la participation sur les réseaux sociaux et la contrepartie des risques qui s'y trouvent, sans être alarmiste. Selon Jacques Cool, l'accompagnement doit se faire non pas en catimini, mais bien de façon transparente. Les jeunes pourraient quitter ces lieux communs si les parents se font trop présents ou trop envahissants.

Quant à l'école, la sensibilisation des éducateurs à l'importance d'accompagner les jeunes dans leurs usages des réseaux sociaux est bien réelle d'après Jacques Cool. La volonté des enseignants est présente, mais les moyens se font attendre. Les gens réalisent l'apport des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans les apprentissages, mais ils ne savent pas tous de quelle façon concrète accompagner les jeunes.

Jacques Cool est persuadé que «le besoin n’aura jamais été aussi grand».

 

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