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Les calins: miracles quotidiens

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La proximité physique et les câlins sont essentiels au bon développement de nos enfants. Leur impact sur la santé est réel. Et il n’y a pas que les enfants qui en bénéficient!
 
Bonne nouvelle: il n’y a pas de limites à la quantité de câlins que l’on peut faire à nos enfants. «Les limites, cela concerne la discipline; pas le réconfort», souligne Alice Trépanier, en référence au mythe tenace selon lequel un enfant trop câliné devient gâté ou capricieux. Quand l’enfant exprime son besoin de proximité physique, le parent devrait y répondre rapidement et chaleureusement.
 
Qu'est-ce qu'un câlin efficace?
«Un câlin, c’est l’ensemble des contacts physiques entre deux personnes. Ce qui présente une connotation affective et apporte du réconfort», résume Alice Trépanier, doctorante en psychologie et consultante périnatale (site web: alicetrepanier.com). Prendre bébé dans ses bras, le bercer, l’allaiter, le masser, le chatouiller, se chamailler avec lui et même lui donner des soins de manière sécurisante entrent dans la catégorie des câlins.
 
«Biologiquement, de 15 à 20 secondes suffisent pour déclencher une cascade de réactions chimiques bénéfiques pour notre santé, tant psychologique que physique», déclare Joël Monzée, docteur en neurosciences. Mais oubliez le chronomètre! «Ce qui compte surtout, c’est la qualité de présence pendant le contact», précise Mme Trépanier. Pour bénéficier de la proximité physique, il faut être présent à l’autre, et non agir comme un automate et être distrait.
 
Chez le nouveau-né
La proximité physique engendre la relation d’attachement entre le bébé et son parent. Une étape essentielle au bon développement de l’être humain. «La proximité physique devrait être la norme», soutient Alice Trépanier. L’être humain est un mammifère qui naît immature. «À sa naissance, le bébé a besoin de recréer les conditions de l’utérus: proximité, chaleur et mouvement. C’est le «quatrième trimestre» de grossesse qui se vit en dehors de l’utérus», résume la consultante périnatale. 
 
Réaction physique
Si les câlins ont un rôle clé pour les bébés, ils demeurent importants à tout âge, pour les filles autant que pour les garçons. Ils apportent leur lot de bienfaits physiques. «Cela s’explique par la libération de sérotonine, de dopamine et d’ocytocine», explique Joël Monzée. La première est essentielle pour développer de la profondeur dans les relations, la deuxième est surnommée «hormone du plaisir»alors que la troisième est l’hormone de l’attachement. «En plus, les câlins réduisent la libération du cortisol, appelé aussi “hormone de stress”», ajoute le neuroscientifique. 
 
Il n'aime pas les câlins, que faire?
Les besoins de proximité physique varient d’un individu à l’autre et d’un âge à l’autre. L’important, c’est d’être à l’écoute de notre enfant. «Pendant les crises identitaires, comme la crise du non ou la crise d’adolescence, l’enfant est en quête d’autonomie. Dire non aux câlins est une façon de se dire oui à lui-même, de se construire», explique Alice Trépanier. Les contacts physiques peuvent devenir moins prolongés.
 
«Ne forcez pas les choses et restez disponible pour être là au moment où le besoin de contact reviendra», suggère la spécialiste.
 
Il se peut aussi que le tempérament de votre enfant influence son besoin de proximité physique. «Ce n’est ni positif ni négatif», précise Mme Trépanier. Il faut accepter l’enfant comme il est. «Les enfants peuvent être sensibles à l’envahissement. Se tenir à distance et leur offrir le choix de se coller ou non est une option gagnante», propose Joël Monzée. Cette approche respecte l’enfant. On peut également attendre qu’il demande un câlin plutôt que de se précipiter vers lui. 
 
Déterminez ce qui plaît à votre enfant et misez sur ce type de contacts. Certains étouffent lorsqu’on veut les étreindre, mais adorent se faire coller. D’autres apprécient une caresse appuyée alors qu’un effleurement les agace.
 
Dans tous les cas, respectez les limites physiques de votre enfant. Ne l’obligez jamais à avoir des contacts physiques avec qui que ce soit. Vous lui apprendrez ainsi la notion de respect de son corps.