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Choisir l'école privée ou publique?

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La rentrée n'est pas que synonyme de retour en classe. Plusieurs parents commencent dès maintenant à penser à l'école secondaire que fréquentera leur progéniture. Mais entre l'offre du privé et celle du public, quelle est la meilleure option à considérer?

Les forces des écoles privées sont nombreuses selon le président de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP) et directeur général du Collège Bourget à Rigaud, Jean-Marc Saint-Jacques.

«Chaque établissement est autonome», a-t-il fièrement établi avant d’enchérir sur la souplesse comme élément clé de succès. «Je n’ai pas besoin de faire appel à une structure.»

Mais l’école publique souffre d’après Pierre St-Germain, président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) et enseignant en sciences rattaché à l’école secondaire Louis-Riel à Montréal.

«On tolère un réseau qui fait concurrence de façon déloyale à l’école publique», a-t-il dénoncé. «[L’école publique] a besoin d’être davantage soutenue par ses dirigeants, particulièrement par les ministres, par ses élus» qui devraient envoyer leurs enfants au public, a-t-il ajouté.

Le privé, pour l’élite?

«L’école publique est inclusive quelque soit la classe sociale ou l’origine», a soutenu Pierre St-Germain.

La sélection des élèves, mais aussi le tri des parents pour leur situation financière ou leur degré d’engagement par le système privé lui assure de meilleures performances selon M. St-Germain.

Jean-Marc Saint-Jacques a affirmé que l’école privée n’est pas réservée à une élite ou à une classe sociale particulière, mais qu’il existe une obligation de réussite pour assurer la survie de l’établissement.

Les deux hommes s’entendent quant à la présence d’un phénomène de «suivi d’investissement» chez les parents qui déboursent d’importants frais pour envoyer leur enfant à l’école privée.

Qualité de l’éducation

Au privé comme au public, le contenu pédagogique est le même. Les enseignants sortent des mêmes universités des mêmes programmes. Pourquoi la qualité de l’éducation a-t-elle meilleure réputation au privé?

Jean-Marc Saint-Jacques a affirmé que l’enseignement va au-delà du programme du ministère dans plusieurs matières et qu’à cela s’ajoutent de nombreuses activités parascolaires et une grande disponibilité du personnel.

«Si on a une lacune, c’est peut-être qu’on ne prend pas assez d’élèves en difficultés», a-t-il avoué.

Pierre St-Germain a plutôt abordé l’idée d’une classe plus homogène au privé. Avec moins de discipline à faire en classe, les enseignements se font nécessairement plus rapidement. M. St-Germain a aussi blâmé les palmarès.

«[Ils] ont grandement nuit en envoyant un faux message», a-t-il critiqué. «On laissait croire que la réussite pouvait être assurée en envoyant son enfant au privé.»

L’ardent défenseur de l’école publique a d’ailleurs sélectionné le réseau d’éducation publique pour ses enfants et il n’hésiterait pas à le choisir encore.

Les deux présidents se sont plaints d’un manque de ressources professionnelles et financières dans leurs milieux pour mieux soutenir les élèves en difficultés, mais Pierre St-Germain croit que l’on devrait mettre un terme au financement des écoles privées.

Une semaine pour l’école publique

La FAE est l’instigatrice de la Semaine pour l’école publique qui se tiendra cette année du 30 septembre au 5 octobre pour une quatrième édition. 

«C’aurait du être le gouvernement qui mène cette campagne», a critiqué Pierre St-Germain qui souhaite «valoriser la profession d’enseignant, contrer le message négatif des palmarès et faire connaître les bons coups».

 

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