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Il n’aime pas son institutrice...

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Un parent m’écrit: «Depuis que notre fils a commencé l’école, il dort moins

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bien, il mange moins, il pleure pour un rien, il refuse souvent d’aller à l’école. Il dit qu’il n’aime pas son institutrice.»

»Nous en avons parlé avec la directrice, qui a tout de suite monté sur ses grands chevaux en nous disant que c’était impossible, que son institutrice avait plus de vingt ans d’expérience. Je ne mets pas en doute la compétence de celle-ci, je vois simplement qu’il y a incompatibilité entre elle et mon fils. Ce que je veux, c’est que mon enfant aime aller à l’école. Il serait dommage qu’il prenne l’école en aversion.»  

Au primaire, la relation élève/enseignant est essentielle au succès de l'apprentissage. Des études ont démontré qu'un élève qui a de l'estime pour son instituteur est plus motivé en classe et obtient un meilleur rendement. Il est donc important de favoriser ce lien. Vous avez raison de vous inquiéter. Voici quelques points de repère qui pourront peut-être vous aider.

• Commencez par écouter votre enfant. Ne minimisez pas son ressentiment. Reflétez simplement ses sentiments: «Oui, tu ne l'aimes pas autant que ton instituteur de l'an dernier. Tu ne la connais pas beaucoup. C'est difficile pour toi.» Prenez garde de ne pas discréditer l'enseignante.

• Essayez de voir pour quelles raisons votre enfant n'aime pas son professeur. Cela résulte-t-il de traits de caractère de celui-ci (manque d'humour, sévérité ou autre) ou l'antipathie provient-elle d'un incident précis (comme dans le cas de l'enseignant qui aurait mis en évidence un élève devant toute la classe, par exemple).

Dans ce dernier cas, il est parfois possible de revenir sur l'incident qui a causé le retrait de l'enfant, d'en discuter avec l'instituteur et de récupérer la confiance de l'enfant. Dans l'autre cas, il n'y a pas de cause apparente à l'antipathie, c'est une question de caractère. Si votre enfant ne comprend pas ou n'est pas motivé par cette enseignante, il est possible que ce soit une question de pédagogie. Il s'agit alors d'informer l'institutrice pour qu'elle puisse aider davantage votre fils sur le plan de ses apprentissages scolaires.

• A-t-il été possible d'en parler à l'enseignante? Estelle au courant que votre enfant refuse d'aller en classe et que cela semble lié à un mauvais contact avec elle? Si elle est informée de la difficulté, elle voudra peut-être tenter d'améliorer la qualité de sa relation avec votre enfant pour l'aider à mieux s'intégrer. Dans la plupart des cas, l'enseignant peut apporter des correctifs qui amélioreront la situation.

• L'adaptation à la rentrée scolaire, à un nouvel instituteur, à son style d'enseignement, etc., demande au moins trois mois. À moins de problème majeur, attendez un peu de voir si votre enfant va finalement s'adapter à l'enseignante. Il arrive que l'instituteur de l'année précédente ait été particulièrement aimé de l'enfant et que, l'année suivante, celui-ci compare sans arrêt l'ancien instituteur au nouveau, à son détriment.

• Tout le monde sait «qu'on n'apprend pas d'un prof qu'on n'aime pas». Essayez de voir si l'institutrice, de son côté, a de l'antipathie envers votre enfant. Si c'est le cas ou qu'elle refuse de collaborer pour améliorer les choses, il vaut mieux changer votre enfant de classe.

• Vous pouvez aussi consulter un psychologue de la commission scolaire pour avoir une évaluation de la situation. Si les démarches auprès de l'enseignante ne donnent aucun résultat et que la phobie scolaire persiste encore après plusieurs mois d'essai, demandez un changement de classe. 

Appuyez-vous sur ces faits et insistez pour obtenir un changement. En cas de refus, demandez pourquoi et voyez si les raisons sont logiques et fondées.

 

Cet extrait est tiré du livre
Des solutions pour les familles d'aujourd'hui
par Joe-Anne Benoit

Publié aux Éditions Quebecor
www.quebecoreditions.com