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Je n'aime pas ses amis

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Tout sur la rentrée

Depuis qu'il fréquente le jeune Nathan, notre aîné est subitement devenu impoli et menteur. Que peut-on faire quand notre enfant choisit des amis qu'on n'aime pas?

Avant l’âge scolaire, il est assez facile d’exercer un certain contrôle sur les fréquentations de notre enfant. Ses activités sont habituellement supervisées; on peut inviter les «bons» amis et espacer les visites de ceux qui nous plaisent moins.

De la petite à la grande école, le bassin d’amis potentiels augmente. À mesure que notre enfant vieillit, ses copains prennent de plus en plus de place. Sa personnalité se dessine: coiffure, vêtements, musique… Notre jeune adapte souvent son style à celui du groupe qu’il fréquente.

Il peut même imiter certaines attitudes ou comportements des amis pour entretenir ou conserver leur amitié. C’est normal. Notre rôle est de détecter ce qui relève de l’expérimentation et ce qui peut s’avérer un comportement dangereux pour lui.

Parler de nos valeurs

Tant que ses amis sont sympas et assez bien éduqués, on les apprécie ou, à tout le moins, on les tolère. Mais si notre jeune, fasciné par un ami «cool», s’en inspire, qu’il néglige ses devoirs, jure, réplique ou nous défie, et si on croit qu’il risque de se laisser influencer au point de commettre des délits, peut-on lui interdire de voir ce copain?

Suzanne Vallières, psychologue, estime que «lui interdire complètement de fréquenter cet ami est irréaliste puisqu’ils vont probablement se voir à l’école. L’important est de bien lui expliquer la situation, d’identifier les comportements que l’on juge inacceptables chez son copain. Il pourra ensuite mieux établir les critères qui lui permettront de se faire des amis qui correspondent à sa personnalité et à ses valeurs.»

Chaque fois qu’on intervient ainsi, comme guide, on transmet à notre enfant le pouvoir le plus puissant contre les influences extérieures: celui des valeurs familiales.

«Lorsque les parents identifient clairement, et ce, dès la petite enfance, ce qui est acceptable ou pas, cela permet à l’enfant de choisir, plus facilement et tout naturellement, de bons amis», explique Mme Vallières. Si on reste ouverts aux différences individuelles, notre enfant apprend les notions de tolérance et de respect. Quand on l’aide à régler ses conflits de manière pacifique, on lui inculque le respect de soi et des autres.

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