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L'avis de la psy Monique Dansereau

Écoles et études 6-7 ANS image article
Présenté par

Monique Dansereau est psychologue en milieu scolaire depuis 30 ans et, étant aussi maman, elle connaît bien le «cauchemar des devoirs».

«S'il existe des tensions entre parents et enfants, c'est là, lorsque tout le monde subit un stress, qu'elles se concentrent et que ça éclate. D'un côté, l'enfant essaie de comprendre, et de l'autre, le parent se sent jugé et incompétent. Ce dernier ne reconnaît plus ce qu'il a appris, étant donné le nombre de réformes scolaires, et il ne sait pas comment s'en sortir. Les devoirs deviennent alors source de panique.»

1- La première chose à faire, c'est de garder son calme et de reconnaître que l'expert, c'est l'enseignant. Le parent doit plutôt se positionner comme un accompagnateur.

2- Il n'incombe pas au parent d'impressionner son enfant, mais bien de le soutenir, d'être présent et d'essayer de transformer cette «corvée» en un moment agréable.

3- Il faut rencontrer l'enseignant et lui demander combien de temps, selon lui, notre enfant devrait travailler le soir. Il vaut mieux ne pas dépasser ce temps. Si l'enfant est jeune, on peut marquer l'heure avec une minuterie amusante et, dès qu'elle sonne, fermer les cahiers. C'est l'entêtement qui crée les tensions et mène aux pleurs ou aux cris.

4- Il faut créer des conditions favorables: choisir avec l'enfant un lieu qui ne contient pas trop de stimulations et un horaire nous permettant d'être vraiment disponible: il vaut mieux l'être totalement durant 15 minutes que de l'être à moitié pendant une heure.

5- Avouer à son enfant qu'on ne comprend pas tout, que les programmes ont changé, qu'on n'a pas appris la matière de cette façon exige une grande maturité, mais c'est préférable. On peut l'inviter à demander des explications à son professeur et lui proposer de nous l'apprendre le lendemain, quand il aura compris. Enseigner, n'est-ce pas la meilleure façon d'apprendre? Voilà qui pourrait créer une nouvelle complicité

6- Enfin, si on se sent vraiment inapte, pourquoi ne pas confier cette responsabilité à une «gardienne des devoirs»? La personne-ressource peut aussi être le père, le grand frère, la cousine, un professeur à la retraite, une étudiante, un orthopédagogue, etc. Il y a aussi l'Aide aux devoirs, un service offert dans presque toutes les écoles. Il ne faut pas hésiter à téléphoner à l'école ou à la commission scolaire. Enfin, assister aux réunions de parents, rencontrer les professeurs, discuter avec d'autres parents peut vraiment être utile.

7- Surtout ne jamais oublier d'intégrer le jeu dans tout ça! Plus on va s'amuser, sans chercher à passer pour un expert aux yeux de nos enfants, plus on va respecter le temps alloué, plus ce moment sera agréable.

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