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Les devoirs me font péter les plombs!

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Tout sur la rentrée

Pour bien des mamans, la rentrée s'avère un véritable cauchemar. La raison? Les fichus devoirs, qui transforment en moments de profonde tension le temps si précieux qu'on aimerait passer avec ses enfants.

Comme l'entretien de la maison, la performance au travail et les diktats de la mode, le cortège des devoirs vient, lui aussi, remettre en question nos compétences. Fatiguées, angoissées, stressées, les mères se sentent également nulles, inadéquates... et jugées. Certaines auraient bien envie de jeter l'éponge! Nous avons rencontré cinq femmes aux profils différents. Toutes détestent les devoirs. Toutes, sauf une!

Diane Sheridan, Maman de Julie et de Christine, des jumelles de 12 ans

«Mon mari et moi travaillons tous les deux. Quand on arrive à la maison, vers 17 h 30, commence la course pour le souper et les devoirs. À 18 h 30, épuisée, je me retrouve à enseigner des matières que je ne maîtrise pas du tout. Ce qui fait que souvent, je complique les choses, semant la confusion chez Julie et Christine... Moi, je me sens impuissante dans ce rôle que je n'aime pas, je perds patience et ça finit en champ de bataille. J'ai l'impression qu'on me vole du "temps de qualité" avec mes filles. J'aimerais tellement mieux leur lire une histoire, jouer à un jeu de société ou simplement parler avec elles.»

La solution de Diane

«J'ai embauché une enseignante retraitée qui reçoit mes filles une heure, le samedi matin. Ça m'aide vraiment.»

Lynn Deschâtelets, Maman de Maxime (14 ans) et de Naomi (10 ans)

«Avec Naomi, ça va, mais avec Maxime j'ai vécu des périodes de stress intense. Pour lui, pas question de se présenter à l'école avec un devoir pas terminé et, même si on n'y arrivait pas, il s'acharnait jusqu'aux larmes. Comme parents, on n'est vraiment pas à jour avec ce qu'ils apprennent et c'est d'autant plus difficile que la méthode et la philosophie diffèrent d'un enseignant à l'autre. Je me sens démunie, car je suis certaine que notre inaptitude à les aider finit par miner la confiance qu'ils nous accordent.»

La solution de Lynn

  «Grâce au CLSC de mon quartier, j'ai pu assister à des conférences de motivation et de soutien aux parents.»

Suzanne DeSerres, Maman de Florent (15 ans), de Bertrand (13 ans), d'Héloïse (11 ans) et de Mathilde (8 ans)

«Paresseuse de nature et bonne vivante, j'ai voulu des enfants pour avoir du plaisir. Comme les devoirs étaient pour moi source de stress et que je voulais passer des moments agréables avec eux sans me sentir coupable, j'ai déjoué le système. J'ai découvert les écoles alternatives. On leur apprend les notions de base, mais on les outille surtout pour qu'ils soient curieux et débrouillards. Comme on leur remet leur travail le lundi matin, ils ont toute la semaine pour l'effectuer. De nombreuses plages horaires leur permettent de faire leurs devoirs en classe, encadrés par des professeurs. Il ne me reste plus qu'à mettre mon nez dans leur cahier une heure, le samedi matin, pour vérifier le tout et même là, il arrive qu'on entende des cris...»

La solution de Suzanne

Réseau des Écoles Publiques Alternatives du Québec (RÉPAQ): www.repaq.qc.ca ou 450 445-9670

Johanne Vézina, Maman d'Alex (11 ans)

«Alex ne fréquente pas l'école régulière mais une école de musique. Comme il doit faire 15 heures de musique par semaine, son programme scolaire est condensé; c'est peut-être ce qui explique qu'il ait environ deux heures de devoirs chaque soir. De plus, c'est un enfant très intelligent, très curieux: quand il ne comprend pas quelque chose, il pose 40 000 questions... À un tel point que je n'en peux plus. Souvent, quand il finit, vers 20 h, il n'a pas pu jouer ni voir ses amis, on s'est chicanés, il boude et il va se coucher fatigué, marabout et frustré. Et je me sens désemparée.»

La solution de Johanne

  «J'invite des copines. Ensemble, on s'efforce de l'aider et surtout, de le motiver.» 

Une note positive

Nathalie Roy, Maman de Cynthia (15 ans) et de Rachel (11 ans)

«Pour moi, la période des devoirs n'a jamais été ardue, au contraire. J'utilise beaucoup le jeu et ce, depuis la première journée d'école. J'ai instauré une routine très stricte, non négociable, d'une heure par soir. Si je dois rester plus tard au bureau, elles m'attendent. Chez nous, la période des devoirs a toujours été un moment plutôt privilégié.»

La solution de Nathalie

«Comme beaucoup de parents, j'éprouve des difficultés à comprendre les nouvelles méthodes. J'ai recours à Allô prof, un site Internet où des professeurs en ligne répondent à nos questions.» www.alloprof.qc.ca, 514 527-3726 (Montréal) ou 418 843-5355 (Québec) 1 888 776-4455

 

Page 2 | L'avis de la psy Monique Dansereau