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Les loisirs, qui choisit?

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Tout sur la rentrée

Hockey ou tennis pour William? Laurie préfère la gymnastique, mais papa veut qu'elle apprenne le piano. Qui décide et qu'est-ce qu'on choisit?

L'enfant joue spontanément. C'est sa façon d'apprendre et d'améliorer ses habiletés. Tous ses jeux, libres ou organisés, sont importants et ils contribuent à l'éveil des différentes facettes de sa personnalité.

Des activités constructives

Les activités de loisir sont des jeux organisés, structurés et supervisés. Elles sont constructives, mais pas indispensables. On n'est pas un mauvais parent si on n'a pas le temps, les moyens financiers ou l'occasion d'inscrire notre enfant à une activité.

Par contre, si on l'en prive pour tout miser sur la formation académique, on fait fausse route, comme l'explique Suzanne Vallières, psychologue. «Ce n'est pas parce qu'un enfant n'a pas de bons résultats à l'école qu'il n'a pas le droit d'avoir du plaisir et d'être bon dans autre chose!

Souvent, il travaille déjà plus fort que les autres. On devrait le récompenser, pas le punir!» L'enfant à qui on donne la possibilité de réussir sera toujours fier de lui, encore plus s'il voit le reflet de son succès dans nos yeux!

De grands bienfaits

Une activité de loisir bien choisie permet à notre enfant de développer ses aptitudes sociales et physiques, d'explorer la coopération, la réussite ou l'échec, la persévérance. De plus, sa décision de pratiquer une activité une fois par semaine, à heure et à jour fixes, instaure une discipline dans sa vie.

«Un parent dont les enfants font de la natation ou jouent au hockey une fois par semaine, bénéficie lui aussi d'une motivation supplémentaire pour fréquenter la piscine ou faire du patin avec ses enfants. C'est positif pour toute la famille!» ajoute Mme Vallières.

Choisir ou imposer?

Certains enfants veulent tout essayer. D'autres préfèrent conserver la même activité année après année. Les enfants timides, insécures ou dont l'horizon se limite à l'ordi et aux jeux vidéo peuvent refuser d'essayer de nouvelles activités.

On devra sans doute freiner les uns et pousser un peu les autres, si on considère qu'une activité peut leur être profitable. «Par exemple, si je juge important que mon enfant fasse du sport et qu'il n'en fait pas, je peux lui dire que ce n'est pas négociable, qu'il doit en pratiquer au moins un. Mais je peux lui offrir un choix: veux-tu faire de la natation, du tennis ou un sport d'équipe?»

Bien sûr, un enfant qui a du plaisir apprend plus facilement et il a une meilleure attitude face aux défis qu'on lui propose. Il est donc préférable de le laisser lui-même choisir son activité. Au besoin, on peut le guider (discrètement!), mais il faut à tout prix éviter qu'il fasse un choix pour nous faire plaisir.

Pour l'aider:

• Cibler ses champs d'intérêt (musique, danse, science, sport...)
• S'il a une activité en tête, en discuter pour voir ce qui l'attire, ce qu'il en connaît, etc.
• Faire preuve d'ouverture: une fille a le droit de s'intéresser au hockey et un garçon, à la danse!
• Donner des précisions. A-t-il pensé au temps de pratique quotidien, en plus des cours (pour la musique par exemple)?
• Exprimer nos limites. Pas de cours en semaine, maximum 50 $ par enfant, etc.

On peut aussi le guider vers des activités qui nous semblent correspondre à sa personnalité, à ses aptitudes, à son tempérament:

Plutôt calme, solitaire, minutieux – Arts plastiques, peinture, dessin, sports individuels

Sociable, expressif, aime jouer, parler, raconter – Ateliers d'expression corporelle, de mime ou de théâtre

Rêveur, sensible, imaginatif – Arts plastiques, danse, cours de musique

Actif, aime bouger – Sports (on explore les différents styles):

aquatiques: sans impact, ils développent l'endurance, la musculation et les capacités respiratoires (ex.: natation, nage synchronisée, water-polo) individuels et artistiques: s'y trouvent la danse, l'acrobatie et les disciplines du spectacle (ex.: gymnastique, trampoline, patinage)

collectifs: pour se mesurer à soi-même et aux autres tout en favorisant la socialisation (ex.: football, hockey, basketball, soccer, kinball)

de combat: pour canaliser l'énergie, apprendre la concentration, la maîtrise de soi et le respect de l'adversaire (ex.: arts martiaux, escrime, boxe, lutte)

de raquette: pour développer la coordination, les réflexes et l'aspect plus tactique (ex.: tennis, ping-pong, badminton)

 

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