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Pour une année scolaire sans intimidation

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L'heure du retour sur les bancs d'école a sonné, et pour certains élèves, la rentrée est synonyme d'anxiété. Un enfant sur cinq est victime d'intimidation en milieu scolaire.

Homophobie et islamophobie sont les formes d'intimidations les plus fréquentes en milieu scolaire, selon la présidente et directrice générale de la Fondation de la tolérance, Anne Lagacé-Dowson.

Viennent ensuite les insultes sur l'apparence. «Ce sont souvent les filles qui encaissent davantage sur leur façon de s'habiller et sur le poids», a-t-elle souligné.

Cette pression sociale n'est pas sans conséquence. «Ceux qui en sont victimes ont des difficultés scolaires, une mésestime de soi», a-t-elle poursuivi.

C'est en première et deuxième secondaire que l'intimidation risque d'entraîner le plus de conséquences, alors que les élèves n'ont qu'entre 12 et 14 ans.

Ateliers interactifs dans les écoles

Pour lutter contre toutes les formes de discrimination, la Fondation de la tolérance organise des ateliers interactifs dans les écoles québécoises. «Dans ces ateliers, nous sensibilisons et nous outillons les jeunes à lutter contre l'intimidation et la discrimination en leur apprenant le sens du respect, peu importe leurs différences», a expliqué l'une des animatrices de la fondation, Anne-Marie Boucher.

«En discutant ensemble, nous arrivons à trouver un consensus. Ça aide les jeunes à avoir un milieu scolaire plus agréable», a-t-elle ajouté.

Des conseils

Afin que cette année scolaire se passe sans intimidation, la Fondation de la tolérance donne quelques conseils aux parents.

«Les enfants doivent être conscients des limites à ne pas dépasser, a souligné le président du conseil de la Fondation, Marc Gold. L'intimidation s'exprime souvent par des insultes à répétition et de l'humiliation qui peut se déployer jusque dans les médias sociaux. Les parents doivent intervenir, ce n'est pas un problème qui se règle entre les jeunes.»

La fondation propose également de garder le contact avec l'école et les professeurs afin de s'informer sur les problèmes présents dans les écoles. La nouvelle loi 56, adoptée en 2011 par le gouvernement du Québec, est un pas de plus dans la bonne direction, selon Anne Lagacé-Dowson.

Cette législation oblige les établissements scolaires à nommer une personne-ressource dans l'école pour affronter le problème.

Parmi les autres conseils, la Fondation demande aux parents d'être plus attentif à l'humeur de leurs enfants, d'être à leur écoute et enfin de leur enseigner l'empathie.

 

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