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Pour une rentrée sans stress

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Il est temps de sortir la liste des effets scolaires à acheter. Pour Marie-Josée Thibert, conseillère en développement de l’enfance et coach familiale, voilà une belle occasion de faire une transition.

Les vacances tirent à leur fin et bientôt ce sera la rentrée scolaire pour des milliers d’écoliers à travers tout le Québec.

Selon le ministère de l’Éducation, en 2009-2010, près de 429 948 jeunes ont pris la route du primaire tandis que 86 073 ont commencé la maternelle. 

Les plus vieux s’en souviennent encore. La rentrée scolaire est une période fertile en émotions. Qui seront mes profs ? Mes amis seront-ils dans ma classe ? Est-ce que je vais avoir de bonnes notes ? Autant de questions, selon Mme Thibert, qui hantent l’esprit des enfants dans les jours précédant la rentrée. 

« Des fois, ce sont les enfants qui sont stressés. D’autres fois, ce sont les parents, quand ce ne sont pas les deux à la fois », ditelle. Pour les parents aussi, la rentrée scolaire peut représenter une source de stress. Qu’on le veuille ou non, la routine change. Fini le farniente, c’est le retour des soirées consacrées aux devoirs et aux lunchs. 

« Évidemment, on ne peut pas mettre tous les enfants dans le même panier. Chaque enfant a un tempérament différent. Il y en a qui commencent la maternelle et qui vont être super enthousiastes, alors que les plus timides vont rester collés sur leurs parents. »

Pour favoriser une rentrée harmonieuse, mieux vaut s’y préparer. Et comme le souligne Mme Thibert, l’attitude des parents est primordiale.

DES TRUCS POUR UNE RENTRÉE RÉUSSIE
  • Visiter l’école au préalable
  • Aller jouer dans la cour d’école durant les vacances
  • Préparer un bac pour mettre les bricolages et les bulletins durant l’année
  • Choisir les effets scolaires ensemble
  • S’impliquer comme bénévole
  • S’allier avec d’autres parents pour rencontrer des enfants qui seront dans la même classe
  • Inscrire son enfant à des activités parascolaires

Transition

La transition débute avec l’analyse des effets scolaires à acheter. Pourquoi ne pas faire de cette période un moment agréable à passer en famille ?

« Ça peut être un très bon élément déclencheur pour ouvrir la porte à ce qui s’en vient pour les prochaines semaines. On peut commencer dès maintenant à faire des achats en compagnie de son enfant. Si c’est possible, on peut se laisser aller à l’achat d’un article spécial pour le motiver, que ce soit un aiguisoir ou un crayon particulier. Il faut faire de cette occasion un moment privilégié avec son enfant », ajoute Mme Thibert.

Dans les semaines qui précèdent la rentrée scolaire, on en profite pour roder la routine du matin, surtout si nos enfants entrent à l’école pour la première fois de leur vie.

« Les journées ne partent pas du bon pied lorsqu’on est stressé par le déjeuner et l’habillement des enfants. Ces choses-là méritent d’être préparées », conseille-t-elle.

L’important durant cette période, c’est d’être à l’écoute des enfants.

« Il ne faut surtout pas ignorer les émotions qu’ils vivent. On peut parler de nos expériences personnelles, sortir des photos de nous lorsque nous étions enfants. Comme parents, nous sommes là pour les soutenir. » 

Mme Thibert suggère aux parents de commencer les préparatifs au moins deux semaines avant la rentrée. La conseillère en développement de l’enfant propose d’y aller de manière graduelle, tout en douceur. C’est inutile de les brusquer.

« Nous devons faire attention au choix des mots. Par exemple, il ne faut pas dire à l’enfant qu’il doit se coucher plus tôt parce que l’école commence bientôt. Tout de suite, ça projette une image négative de l’école. L’école devient la bête noire. C’est préférable de dire à l’enfant qu’en se couchant tôt, il sera en meilleure forme le lendemain. »

Plus les enfants sont jeunes, plus ils ont besoin d’être rassurés par rapport à la rentrée.

Routine

La routine est très sécurisante pour eux puisqu’elle aide à créer des repères. Selon la conseillère, la durée de l’adaptation à l’école est variable d’un enfant à l’autre. Dans tous les cas, il faut se donner du temps. Avant que tout le monde s’acclimate, y compris les professeurs, on peut penser à un bon trois mois.

« Même si on pense que ça va bien, on est mieux de rester vigilants et constants. Surtout, il ne faut jamais baisser les bras. Tout au long de l’année, les parents ont un rôle à jouer pour motiver leur jeune. »

Du sommeil et un peu de psycho

Le sommeil, c’est essentiel pour tout le monde. Un enfant fatigué parce qu’il n’a pas assez dormi s’en ressentira sur les bancs d’école.

« On ne peut pas passer à côté. En bas de 12 ans, les enfants ne devraient pas se coucher après 20 heures », recommande Marie-Josée Thibert, conseillère en développement de l’enfance et coach familiale.

Si son enfant ne veut pas se lever, qu’il est irritable et de mauvaise humeur le matin, c’est peut-être parce qu’il n’a pas assez dormi. Qu’à cela ne tienne, on réajuste la routine pour lui en offrir plus.

BESOIN DE SOMMEIL DES ENFANTS
  • À la naissance : entre 16 et 20 heures
  • De 6 mois à 1 an : en moyenne 15 heures
  • Vers 2 ans : entre 13 et 14 heures
  • Entre 3 et 5 ans : en moyenne 12 heures
  • Vers 10 ans : en moyenne 10 heures

Je n’aime pas l’école!

Qui n’a jamais entendu cette phrase crève-coeur. Pas facile pour les parents, surtout lorsque l’enfant commence la maternelle... 

« L’école, c’est une réalité et on doit y aller. Il ne faut pas banaliser cette émotion, mais l’enfant doit comprendre qu’il n’a pas le choix. »

Mme Thibert propose de développer des stratégies, en collaboration avec les professeurs, pour rendre l’école plus attrayante.

« Il faut trouver pourquoi l’enfant n’aime pas l’école. Si c’est à cause des devoirs, on essaie de rendre cette période plus positive en misant sur le plaisir d’apprendre. »

Les devoirs

Mieux vaut à tout prix éviter les chicanes et les pleurs. Certains enfants peuvent passer 1 heure à faire des devoirs sans problème, alors que d’autres se rebutent après 15 minutes. « Je pense qu’il faut respecter l’enfant et en parler au professeur. On peut commencer par 15 minutes et augmenter graduellement. » Plusieurs professeurs communiquent à l’avance les devoirs à faire. Cette formule est pratique, car elle permet aux enfants et aux parents de répartir la charge selon leur convenance.

 

STATISTIQUES SUR LE NOMBRE D’ÉLÈVES AU QUÉBEC (2009-2010)

Maternelle 86 073
Primaire 429 948
Secondaire 363 905

ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT

Primaire 1 730
Secondaire 426
Primaire et Secondaire 191

PERSONNEL PERMANENT

Préscolaire 4 125
Primaire 27 141
Secondaire 21 400

 

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