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Surmonter l’anxiété de performance

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Assise à son pupitre, son examen de math devant elle, Alexia, 11 ans, est tétanisée. Pourtant la veille, tout allait bien lorsqu’elle révisait sa géométrie. Là, c’est comme si elle avait tout oublié. Comment réagiront ses parents si elle échoue? Sa respiration s’accélère. Elle se met à trembler, puis à pleurer.
 
Stress intense, crise d’angoisse, mal de ventre, nausée, insomnie, manque de confiance en soi, voilà le fardeau quotidien des jeunes qui souffrent d’anxiété de performance. Il est important d’aider votre enfant au plus vite, car à long terme, la situation peut dégénérer et affecter grandement sa vie personnelle et professionnelle.
 
Pourquoi une telle anxiété?
Le tempérament de votre enfant y est pour quelque chose. Certains sont anxieux, perfectionnistes ou dotés d’un fort esprit de compétition de nature.
 
De plus, nous vivons dans une société où la performance et la réussite individuelle sont extrêmement valorisées. Certains parents perfectionnistes et très exigeants envers eux-mêmes entraînent, volontairement ou non, entraînent leurs enfants dans ce tourbillon de performance en ayant des attentes trop élevées.
 
Comment l’aider?
Un enfant qui souffre d’anxiété de performance n’est pas heureux. Il a besoin de vous pour se sortir de cet étau qui le consume à petit feu.
 
1. Prendre conscience du problème
Clarifiez avec lui ce qu’il vit. Prenez le temps de l’écouter. Demandez-lui de vous décrire comment il se sent et ses peurs. Aidez-le à distinguer le stress normal, les mains moites et qui tremblent avant un exposé oral, par exemple, des symptômes d’anxiété.
 
2. Modifier les attentes
Vous exigiez trop de votre enfant? Il est temps d’établir ensemble des objectifs réalistes et de définir les moyens pour les atteindre. Démontrez-lui que les efforts qu’il déploie pour écouter en classe, étudier et faire ses devoirs sont aussi importants, sinon plus, que les résultats qu’il obtient. Et pourquoi ne pas en profiter pour prêcher par l’exemple en vous mettant moins de pression vous aussi?
 
3. Aimer, peu importe les notes
L’amour que vous portez à votre enfant est inconditionnel. Est-ce qu’il vous aime moins parce que vous avez carbonisé les steaks lors d’un souper la semaine dernière? Non. Alors, c’est la même chose pour vous envers ses notes.
 
4. Soutenir
Encouragez votre enfant. Soulignez ses réussites. En cas de résultats décevants, écoutez-le et démontrez-lui votre soutien indéfectible.
 
Malgré vos efforts, votre enfant souffre encore d’anxiété de performance. Consultez sans tarder le personnel de l’école, un professionnel à votre CLSC ou un psychologue. Il faut à tout prix empêcher que la situation ne s’envenime.
 
Lecture suggérée :
Élisabeth a peur de l’échec, de Danielle Noreau et Andrée Massé, éd. Dominique et compagnie, 2011
 
Cet article est une collaboration de Succès Scolaire, une entreprise vouée à la réussite scolaire des élèves des niveaux primaire, secondaire et collégial. Succès Scolaire offre des services d’aide aux devoirs, de rattrapage, d’enrichissement et de préparation aux examens.