Suite à mon billet, Ma fille veut revenir de l’école seule, que faire ?, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de confusion au sujet de l’âge à partir duquel un parent peut décider ou non de laisser son enfant seul à la maison. J’ai aussi reçu quelques questions à ce sujet, donc je vais tenter de clarifier ce point ici.
Premièrement, au Québec, aucune loi ne régit l’âge auquel un enfant peut se garder seul, ni même de l’âge d’un enfant qui désire garder d’autres enfants. Selon Educaloi, l'âge auquel un enfant peut «se garder» dépend non pas de la loi, mais de plusieurs facteurs tels : son degré de maturité, la durée de l'absence du parent ou encore l'environnement dans lequel l'enfant évolue seul et du moment de la journée.
Donc, cela revient aux parents de décider si oui ou non l’enfant peut rester seul à la maison. Toutefois, le parent doit prendre cette décision en respectant les besoins et l’intérêt de l’enfant et non ses besoins à lui comme parent. Pour exemple, un parent qui décide de laisser son enfant seul à la maison parce qu’il n’a pas trouvé de gardienne et ce, malgré que son enfant lui ait signifié qu’il ne voulait pas rester seul; ce parent n’agit pas dans l’intérêt de l’enfant.
Toujours selon Educaloi, il faut par ailleurs s'assurer que l'enfant qui se garde seul est en sécurité, que ses besoins peuvent être satisfaits facilement, qu'il réagit bien à la solitude et que l'absence du parent n'est pas trop longue compte tenu de son âge et de son discernement.
Avoir une liste de téléphone des gens que l’enfant peut rejoindre facilement, être facile à rejoindre par l’enfant, des collations faciles à faire, un voisin qui peut aider en cas de besoin, sont des façons de respecter la loi.
Aussi, il faut savoir que pour que la Loi sur la protection de la jeunesse (DPJ) s’applique, il faut que le fait de rester seul compromette la sécurité ou le développement de l'enfant. La protection de la jeunesse s’en remet au bon jugement du parent. Si le parent considère que de laisser son enfant seul ne compromet pas sa sécurité ou son développement, il peut le faire, tant que le contraire n’est pas prouvé. Si l’enfant est seul la nuit, qu’il n’a pas accès à de la nourriture, qu’il souffre d’anxiété lorsqu’il est seul, qu’il n’a aucune personne à rejoindre en cas de difficultés, qu’il n’a pas de jeux, qu’il n’a pas la maturité pour trouver des solutions en cas de problèmes, etc. la loi pourrait s’appliquer.
Sur Grandirensecurite.com vous trouverez des histoires et des conseils pour vous aider à savoir si votre enfant saurait quoi faire en restant seul à la maison. Je vous conseille : Un ami de papa frappe à la porte et Un téléphone pour maman
Pour terminer, vous pouvez trouver de très bons conseils dans cet article paru en 2011 sur yoopa.ca.




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