Pour tous

Enfants immigrants: du Kazakhstan… au centre d’achat

Libellés : Pour tous, Vie de famille Publié le 31-08-2010 à 00:25

Si vous vivez en milieu urbain et que vous regardez la personne à votre droite, à votre gauche, devant vous et derrière vous, il y a de bonnes chances que l'une d'entre elles ne parle ni français, ni anglais, et que cela lui occasionne certaines difficultés d'intégration à notre société.

Les adultes ont comme défide se trouver un emploi afin de pouvoir payer le loyer, mais leurs enfants, quant à eux, ont comme défide s'adapter à une nouvelle école, de trouver leur place dans cette société et d'arriver à trouver un équilibre entre cette nouvelle vie et les valeurs plus traditionnelles auxquelles tiennent leurs parents.

«J'ai vécu tout un choc culturel», raconte Yana Banzen, qui est arrivée au Canada à Winnipeg en 2003, pour ensuite déménager à Calgary, puis au Nouveau-Brunswick avant de poser ses valises à Ottawa.

«Se tenir ensemble»

Ces nombreux déménagements n'ont rien de nouveau pour elle. Elle est née au Kazakhstan et est arrivée au Canada à l'adolescence. Elle se souvient à quel point elle trouvait étranges ces grands magasins en forme de boîte, notre habitude de gaspiller la nourriture, mais surtout la difficulté qu'elle a eue à s'adapter à la "culture" des jeunes de son âge et avoue qu'elle a encore un peu de difficulté à y arriver totalement.

«Certaines choses étaient très difficiles à comprendre pour moi, confie-t-elle. Je n'arrivais pas à comprendre comment les jeunes pouvaient être aussi irrespectueux envers leurs parents, comment il se faisait qu'ils aient leur propre chambre à coucher, la quantité de jouets qu'ils reçoivent, la quantité phénoménale de temps qu'ils per-dent à déambuler sans but dans les centres d'achats, leur concept de se "tenir ensemble", par exemple.»

Selon Brigid Elmy, une spécialiste en intégration auprès des nouveaux citoyens canadiens, ces difficultés auxquelles a fait face Yana Banzen sont monnaie courante.

«Les jeunes doivent subir d'importants changements; une nouvelle culture, une nouvelle école, explique Mme Elmy. Et, comme pour tous les adolescents, l'aspect social est un important facteur de stress, au même titre que les finances et l'emploi le sont pour leurs parents.»

Du «nous» au «moi»

Les jeunes ont souvent une meilleure capacité d'adaptation que leurs parents, mais, en contrepartie, il survient fréquemment un important choc culturel entre ces jeunes qui tentent d'intégrer cette nouvelle culture et leurs parents qui tentent de maintenir leurs valeurs.

«Nous sommes une société individualiste, tandis que dans de nombreux pays d'où proviennent les immigrants, il existe une plus grande conscience collective, un "nous" plus puissant», précise Mme Elmy.

Ces jeunes tentent donc de s'adapter à une culture où «moi» est plus important que «nous», ce qui est souvent plus facile pour eux que pour leurs parents. Toutefois, cette plus grande capacité d'adaptation peut facilement devenir une source de tension à la maison parce que les parents n'arrivent pas à s'adapter aussi facilement à la façon dont leurs jeunes s'habillent, à la musique qu'ils écoutent, aux gens qu'ils fréquentent et aux attentes en ce qui concerne la vie familiale.

«Il leur est plus facile de s'adapter que leurs parents parce que leur personnalité est en pleine formation», conclut-elle.


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Commentaire

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Francine 02 Septembre, 2010
à 06:42

Il est dommage que la jeunesse d’aujourd’hui ait perdu ces valeurs qui sont primordiales pour maintenir l’ordre social.
Je suis de cette génération où les valeurs comme le partage, l’esprit de famille et le respect des parents et de l’autorité étaient importants.
Même aujourd’hui, les valeurs que nos parents décédés nous ont transmis nous ont gardés réunis, frères et soeurs, dans les moments de joie et dans les épreuves. Si un membre de la famille a besoin de soutient, nous sommes là.
Je crois que c’est notre société qui est malade et j’espère que ces jeunes auront des parents qui les aideront à ne pas perdre ces valeurs qui sont à la base d’une société saine et équilibrée.

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