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Faire face aux déceptions : «Ce n’est pas le cadeau que je voulais!»

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Pendant le réveillon, c’est notre enfant qui a lancé « Ce n’est pas le cadeau que je voulais» en déballant un de ses cadeaux. Comment gérer la déception de notre enfant… et notre gêne devant toute la famille.
 
Avouons-le, entendre son enfant s’écrier « Ce n’est pas ça que je voulais!» ou simplement le voir faire une mine de déception en ouvrant un de ses cadeaux, c’est embarrassant. S’il se met à bouder ou pire s’il fait une crise, on ne sait plus trop comment réagir comme parent. Si c’est nous qui avons offert un cadeau qui lui plait plus ou moins, on se culpabilise rapidement. Pourtant, on ne le devrait pas. Voici comment réagir devant une déception et surtout comment… les prévenir.
 
Avant le grand soir
C’est lorsque notre enfant prépare sa liste de cadeaux au père Noël qu’on devrait d’abord intervenir. On lui rappele que ce n’est pas une liste d’épicerie et que ce sont des souhaits. Tous ses désirs ne pourront pas être exaucés. Il est inutile de lui faire miroiter qu’il recevra peut-être tous les jouets listés. On en profite pour discuter avec lui de sa liste :  « Hum! Il y a beaucoup de choses, tu sais que c’est impossible de tout recevoir! Moi je pense que tu vas en recevoir quelques-uns, mais on ne sait pas lesquels. » ou « Tu vas sûrement recevoir des cadeaux que tu n’avais pas mis sur ta liste, car les gens vont te préparer des surprises.».
 
Ainsi, on le prépare au fait qu’il recevra aussi  des cadeaux qui ne font pas nécessairement partie de sa liste. On fait également un rappel sur l’importance  de remercier celui qui nous donne un cadeau… peu importe le cadeau! Car un cadeau, c’est d’abord comprendre que cette personne a pensé à nous.
 
Au moment du «C’est pas ça que je voulais!»
Pour gérer une crise survenue à la suite d’une trop grande déception, il vaut mieux ne pas excuser son enfant devant les autres invités. On intervient en le prenant à part pour lui parler en tête à tête au lieu de gérer le tout devant public. On peut lui demander de s’excuser s’il a été impoli envers une personne et lui faire comprendre qu’on ne choisit pas ce qu’on reçoit et que l’on doit tout de même remercier les gens.
 
On doit aussi éviter de dire qu’on va lui racheter le cadeau voulu dans les jours qui viennent. Cet achat de compensation ne rendrait pas service à l’enfant qui deviendrait très vite gâté. Devant une déception, les enfants apprennent que dans la vie, on obtient pas toujours ce que l’on souhaite et même si on l’a écrit sur une liste. Un désir n’est pas toujours assouvi au moment où on le veut. Aussi, gérer ses émotions devant les autres est une épreuve de maturité. On doit apprendre à nos enfants que la politesse de convenance  quand on reçoit un cadeau n’est pas de commenter le présent, mais d’abord de remercier celui qui nous le donne.
 
Prévenir en l’impliquant
Pour que notre enfant comprenne mieux ce que représente un cadeau, on devrait l’impliquer dès son jeune âge dans l’achat ou la fabrication de cadeaux pour les autres. Ainsi, il s’exerce à trouver un cadeau qui va plaire à l’autre tout en tenant compte de certaines limites comme le budget ou les déplacements pour se rendre aux magasins.  Par exemple, on peut lui donner 10$ pour l’achat d’un cadeau à grand-maman et grand-papa. C’est un défi qui aide l’enfant à prendre conscience que donner n’est pas toujours facile.
 
Toujours merci!
Finalement, au moment du déballage, on reste avec l’enfant et on découvre avec lui son cadeau. On peut mentionner des petites phrases qui le poussent à voir un peu plus que le cadeau : «Oh! Je suis certaine que grand-maman a fait plusieurs magasins pour trouver ce jeu-là!» ou » Wow! Tu vas découvrir un nouveau jeu que tu ne connais pas. C’est excitant!». Il faut positiver la distribution de cadeaux et ne pas en faire qu’une course. Ainsi, l’enfant prend plus le temps d’apprécier tous ces cadeaux. 
 
Si notre enfant oublie le « merci »  - ce qui arrive dans l’excitation du grand soir - , on lui murmure discrètement à l’oreille d’aller remercier le donateur. Et on s’efforce de donner l’exemple en remerciant nous-mêmes les autres. On est toujours les meilleurs modèles pour nos petits.