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Étude par-dessus étude, par-dessus... étude

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Non, je ne parlerai pas ici du monde scolaire. Mais des études scientifiques qui pleuvent quotidiennement sur la société et très souvent, sur nous les parents.

Ça peut sembler bizarre, de la part d’une fille qui a comme boulot de diffuser des textes sur le sujet via Yoopa, mais mes collègues et moi, tout en partageant l’information, sommes des adeptes du « il faut en prendre et en laisser ». Nous ne désirons pas mettre de pression sur les internautes. Et avouons que parfois, une étude peut lancer une discussion animée et intéressante!

Vaut mieux en rire

C’est quand même rigolo à certains moments, de mettre bout à bout quelques études.  En tout cas, il vaut mieux en rire que de paniquer. Je demande d’ailleurs une étude sur ce sujet! « Paniquer est dommageable pour la santé de toute la famille ». Par exemple, si je me fie à ce que j’ai lu cette année, ma benjamine a un avenir fort sombre… Elle est née la nuit et serait donc plus susceptible d’avoir des problèmes au cerveau.

Elle est arrivée au printemps, ce qui risque aussi de la fragiliser mentalement et est une quatrième, ce qui lui apporte aussi d’autres risques dont je ne me souviens plus. Désolée, je ne trouve plus les liens de ces études, mais promis, j’ai lu sur ces sujets. Enfin, elle est née d’une mère de 35 ans, ce qui augmenterait la possibilité qu’elle soit autiste. À ce sujet, j’ai un enfant qui évolue dans l’univers de l’autisme et je l’ai mis au monde à 22 ans. Et selon cette étude, il aurait fallu que le père lui ait plus de 40 ans, ce qui n’était pas le cas.  Peut-être qu’une étude sur les jeunes parents me dirait que c’est à cause de ça?

Par contre, mon enfant autiste devrait être le plus heureux de mes quatre, car il est né l’été. Or, c’est le seul qui a été plus ou moins dépressif. Mais peut-être que le fait d’avoir vécu bébé près d’une route achalandée – même si ce n'était pas une autoroute- a nuit?

Mais revenons à ma benjamine. Elle est la seule de mes enfants qui n’a pas de parents séparés. Ce serait un bon point pour sa santé mentale hypothéquée par tout ce que j’ai mentionné plus haut. Sa fratrie hériterait donc de ce genre de problèmes psychologiques et académiques. Au sujet des études, je me demande pourquoi les 2/3 de mes enfants de parents séparés sont des « bolles »? Peut-être parce qu’ils ne vivent pas la garde partagée?

La lecture de toutes ces études aurait de quoi me culpabiliser, si je le voulais. J’avoue que celles sur l’autisme y parviennent momentanément parfois. Mais je ne me sens pas trop coupable d’avoir dû prendre des antibiotiques enceinte, même si cela a pu donner du chapeau à mes bébés. Même si j’ai pris plus de photos de mon aînée que des autres. Même si j’ai parfois été déprimée enceinte et que cela aurait pu diminuer le poids de mes bébés. (9 livres, 8 1/2 livres, 6 livres ½ et 9,05 livres… Pas si minus!)

Parfois, on sort aussi des études sur l’influence des pères, ce qui peut soulager la maman (qui semble se faire analyser plus souvent non?). Je me souviens qu’au cégep, on nous disait que le père fumeur pouvait nuire autant que la mère fumeuse et ce, dès la conception et pas à cause de la fumée secondaire. On parle aussi maintenant de l’influence de l’alimentation de papa. Donc messieurs, avant de critiquer nos envies alimentaires, regardez votre propre estomac ;)

Mais les études peuvent-elles nous influencer dans nos choix de vie importants? L’avenir nous le dira. Car jusqu’à maintenant, plusieurs femmes décidaient de ne plus tomber enceintes passé un certain âge, par crainte des risques de trisomie et compagnie. Or maintenant, on nous dit qu’avoir un enfant passé la quarantaine ferait vivre plus longtemps… Peut-être que certaines auront envie de prolonger leur existence? Le problème, c’est que leurs conjoints seront peut-être réticents eux, puisqu’on leur découvre une date de péremption

Mélangeant les études vous dites? Ne vous en faites pas trop. Elles permettent souvent des avancées très utiles pour l’humanité. Le reste du temps, elles font jaser ou nous permettent des introspections.  Dans le fond, nous sommes tous de bons parents, faisant de notre mieux pour aider nos enfants à être heureux.

Mais attention! Il ne faudrait pas non plus que nos trésors soient trop heureux! C’est leur avenir amoureux qui en dépend!

 

On ne s’en sort pas ;)