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La loi du moindre plaisir

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Vous connaissez déjà la loi du moindre effort. Cette règle qu’appliquent si bien nos enfants dès qu’il est question de ménage, d’études ou de fermer une porte d’armoire : Pourquoi s’astreindre à un effort démesuré s’il n’est pas complètement essentiel?
 
C’est plutôt négatif, le moindre effort. Et en tant que parents (guides, modèles, mentors…), ce serait bien mal vu de l’appliquer soi-même devant nos enfants.
 
Mais il existe une autre philosophie moins négative (et mieux perçue en société) qui peut être diablement utile quand la broue établit domicile dans notre toupet : la loi du moindre plaisir. Une doctrine floue qui stipule qu’au milieu de mille activités désagréables, il faut savoir saisir le moindre petit grain de plaisir, aussi futile soit-il.
 
Parce que l’essence du bonheur, la félicité suprême, le sucre à la crème de la vie, quoi, c’est un paquet de petites choses, non?
 
Quand on rêve d’être millionnaire, ce qu’on imagine comme bonheur ce n’est pas de se rouler - tous nus - sur des liasses billets de banque en chantant « Tout le monde est malheureux tam-di-de-li-di-dam ». (Bon, peut-être juste une fois pour le fun, mais pas toute la journée.)
 
Non, ce qu’on imagine (avec beaucoup de naïveté) c’est de vivre entouré de joie, de simplicité et d’autant de cafés Lattés qu’on puisse imaginer. Ce qu’on souhaite inconsciemment, c’est de nager éternellement dans les petits plaisirs du quotidien, entouré de ceux qu’on aime.
 
Mais ça ne prend pas des millions, pour ça. Ça prend juste un peu de temps, de la bonne volonté et du linge mou si nécessaire. Et le reste, c’est de réussir à sauter d’un mini-bonheur à l’autre en évitant les longs intervalles entre. Et ça change. Des fois c’est de rester écraser dans son divan, d’autres fois de sortir en famille, de lire dans le bain, de se faire des toasts pour souper, n’importe quoi.
 
Évidemment, nous avons des enfants. Ça corse un peu la route vers le repos absolu (si la farniente est votre plaisir du jour). Mais ça aussi, c’est un morceau dans le puzzle du bonheur. Réussir à rendre les autres satisfaits en y trouvant du plaisir soi-même. C’est la loi du moindre plaisir :
 
Il est primordial pour l’humain parent de savourer pleinement chaque seconde de béatitude, sans égard aux moments qui suivent ou qui précèdent.
 
En d’autres mots, ce n’est pas l’amplitude du petit plaisir qui compte, c’est sa simple existence.
Une tasse de café est un plaisir (même au milieu du stress matinal).
Un câlin d’enfant est un plaisir (même s’il vient après une méga-crise).
Un moment seul aux toilettes est un plaisir.
Une douche est un plaisir. Tout peut le devenir, quand on isole l’instant.
 
Alors ne perdons une miette de temps, dans nos vies un peu folles. Courons, stressons et doutons autant qu’il faut. Mais assurons-nous de saisir chaque miette de plaisir avec minutie. C’est la loi.
 
Le bonheur est tellement précieux et éphémère qu’il est facturé à la seconde.