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La parade des prénoms

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Qui d'entre nous ne possède pas dans sa famille des ancêtres dont les prénoms nous font aujourd'hui sourire? Qu'en est-il de nos jours? Quelles sont les tendances? Guide pratique sur les prénoms.

Dans un numéro présenté au Festival juste pour rire en 2006, l'humoriste Laurent Paquin avait une façon bien particulière de parler des prénoms. Sa théorie: on peut apprendre bien des choses sur quelqu'un juste par son prénom.

Selon lui, un homme qui s'appelle Frédéric-Alexandre est sûrement prétentieux, une femme qui se nomme Blanche, Rose ou Violette est sans aucun doute une grand-mère, et celle qui se prénomme Ingrid a inévitablement les yeux bleus!

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Blague à part, la recherche d'un prénom pour son enfant n'est pas toujours facile, et il est somme toute fréquent pour des parents aux prénoms très populaires à leur époque d'en choisir un plutôt rare pour leur petit afin d'éviter que ce dernier ne se retrouve avec le même prénom que ses camarades de classe...

Les prénoms à la mode

Chaque année, la Régie des rentes du Québec (RRQ) rend public un palmarès des prénoms les plus populaires, fondé sur les demandes de soutien aux enfants qu'elle a enregistrées. Sur son site Internet (www.lesprenoms.net), Louis Duchesne, démographe et membre de la Société canadienne d'onomastique – étude des noms propres de personnes (anthroponymie) ou de lieux (toponymie) – standardise la liste des prénoms de la RRQ afin d'éviter les doublons causés par les différentes orthographes que peuvent prendre un prénom (voir Les prénoms les plus donnés en 2009), comme Félix et Féliks, ou Mégane et Méghanne, par exemple.

Selon les données fournies par le démographe, William et Mégane sont au premier rang en 2007; 2,1% des garçons et 1,4% des filles ont été ainsi nommés respectivement. William, qui partage le premier rang avec Samuel en 2000, est le prénom le plus populaire depuis 2002, sauf en 2004, année où il a été battu par Samuel. Mégane est le premier prénom chez les filles depuis 2000, sauf en 2006, lorsque Léa l'a remplacé.

Cela amène Louis Duchesne à faire une comparaison avec la France. «En France, Léa a été le premier prénom en 1997 et pendant plusieurs années. Cela illustre bien le décalage fréquent dans la diffusion des modes de la France au Québec. Par contre, ce n'est pas toujours le cas, et Manon, encore parmi les premiers en France, est démodé ici depuis longtemps. La popularité de Mégane en France a été brisée par le lancement d'une voiture Renault ainsi nommée. De son côté, William est plutôt rare en France, mais est au 10e rang aux États-Unis», explique-t-il.

Il précise également qu'il y a peu de changements chez les prénoms d'homme actuellement aux premiers rangs. «Toutefois, chez les femmes, on devine un changement, avec Rosalie et Coralie qui ont le vent dans les voiles», dit-il. Alexis arrive au second rang; 2% des garçons se prénomment ainsi. Le prénom Nathan augmente beaucoup; il est donné beaucoup plus souvent ici qu'aux États- Unis, soit dans des proportions de 1,8% et de 0,7% respectivement.

De plus, 1% des nouveaux-nés sont nommés Noah. Enfin, Louis Duchesne soulève une curiosité: le prénom Malik, qui était rare il y a quelques années, a gagné beaucoup en popularité en 2007, et s'est hissé au 57e rang (0,3% des garçons ont été appelés Malik). «C'est probablement dû au fait que le bébé de Sophie s'appelle ainsi dans la série Les hauts et les bas de Sophie Paquin», dit-il en riant.