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L’effet du beau temps sur une petite famille

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Ce bruit qu’on entend, je crois que c’est le grand soupir de soulagement que pousse tout le Québec en voyant enfin le printemps s’installer. Le vrai, là. Pas l’agace qui est venu se montrer fin mars, avant de nous virer le dos en riant de son cruel mauvais coup.
 
Le soleil a un solide impact sur le moral des humains, c’est connu. Mais ça a aussi des effets très positifs sur la petite famille dans son intégralité.
 
Comme nous aider à envoyer les enfants jouer dehors. Mon garçon préado est un maniaque de jeux vidéos. Il pourrait passer toute sa journée à naviguer d’un jeu à l’autre, de la tablette à la console à l’ordi au cellulaire. « Je fais juste terminer ma partie » est une phrase clé de son enfance.
 
Mais malgré cette attirance passionnée pour les écrans, jamais au grand JAMAIS je ne l’ai entendu refuser une invitation à aller jouer au soccer dehors. Son ami appelle pour aller kicker des ballons au parc? Il prend son vélo et part le rejoindre aussitôt.
 
Tiens, ça me fait penser qu’aux amis, il ne dit jamais « faut que je termine ma partie ». Ils doivent toujours tomber au bon moment, eux. Drôle de coïncidence.
 
Tout ça pour dire que le retour du beau temps donne un sérieux coup de pouce à nos arguments à l’envoyer dehors.
 
Mais ce n’est pas juste pour ça. Toute la famille y trouve son compte. Plus de lumière, donc plus de soleil le soir (ça incite à ne pas ouvrir la télé…). Aussi, les enfants peuvent enfin sortir sans mettre 18 épaisseurs de vêtements (et sans perdre de tuque ou de mitaines).
 
C’est aussi le moment où les petites familles sortent prendre l’air dans le quartier. Il y a plein de poussettes qui passent sur la rue, plein de vélo à deux ou quatre roues. Les gens sourient, les voisins se parlent. Le parc devient LA place pour avoir une vie sociale. C’est le facebook vivant des petits!
 
Et il faut le dire, les chances que les enfants se fassent des nouveaux amis dans le quartier sont beaucoup plus grandes l’été que l’hiver.
 
Tout le monde est dehors, ça nettoie le terrain, ça rit, ça joue, ça cuisine. Les enfants demandent à sortir leur vélo, tombent, pleurent, mais se relèvent et continuent. Ça sent le bonheur et le barbecue.
 
Même en dedans, le printemps a un impact. Le vestibule se désencombre graduellement, tandis que les tuques et bottes prennent le chemin du sous-sol. Y’a du sable dans l’entrée et parfois des roches (euh, des trésors) dans les poches de manteaux des enfants. Les coccinelles reviennent (la première nous fait sourire, mais la 100e dans la maison, un peu moins).
 
On sait que le combat de crémage d’enfant au soleil va recommencer bientôt, mais pour l’instant, on vit dans le déni et on profite de ses premiers vrais rayons.
 
Oui, le printemps fait du bien à une famille. On aime être collés, mais un peu d’air, ça ne peut pas faire de mal.
 
La lumière est revenue. La famille revit. La vie est bonne.