PUBLICITÉ

Les nouveaux grands-parents

Familles d'aujourd'hui image article

On n'a plus les mamies et les papis qu'on avait! Ouste l'image de Pépère et Mémère vacillants et frileux qui racontent, la larme à l'oeil, leurs exploits d'antant à leurs petits-enfants! Aujourd'hui, nos enfant ont des grands-parents beaucoup plus jeunes, plus en forme et plus disponibles que jamais. Lumière sur cette relation aussi privilégiée que touchante.

En 2008, au Québec, nous assistons à un phénomène nouveau: pour la première fois dans l'histoire, les grands-parents ne se reconnaissent plus dans leurs propres aïeuls. Leurs valeurs, leur mode de vie, bref, la vision qu'ils ont des choses n'a rien à voir avec celle de leurs grands-parents.

De plus, selon une étude menée en 2001, ils sont plus jeunes qu'avant: selon Statistique Canada, l'âge moyen auquel un individu devient grand-parent se situe à la fin de la quarantaine ou au début de la cinquantaine.

Plus actifs que leurs prédécesseurs et souvent encore sur le marché du travail quand naît leur premier petit-enfant, ils jouissent d'une meilleure santé physique, car ils se nourrissent mieux et ont intégré l'exercice dans leur mode de vie. Ainsi, ils ont une espérance de vie plus grande qu'autrefois.

Résultat: ils connaîtront davantage leurs petits-enfants, du stade de nourrisson jusqu'à l'âge adulte. De ce fait, ils sont généralement plus engagés dans la vie de leurs petits.

Comparativement aux années 50, une époque où les grands-parents comptaient plus de 20 petits-enfants, ils en ont nettement moins aujourd'hui.

«En fait, il n'y a jamais eu autant de grands-parents pour aussi peu de petits-enfants. Au Canada, le taux de natalité se situant à 1,7 enfant par famille, on estime qu'une personne sur quatre serait grand-parent ou arrière-grand parent», souligne Mme Francine Ferland, ergothérapeute de formation, professeure titulaire au programme d'ergothérapie de l'Université de Montréal, conférencière et auteure du livre Grands-parents aujourd'hui — Plaisirs et pièges, paru aux éditions de l'hôpital Sainte-Justine.

«Le contact qu'établissent les nouveaux grands-parents avec leur petit-enfant est beaucoup plus personnel et plus régulier que ce que j'ai connu dans mon temps, indique Mme Ferland.Autrefois, les aînés ne voyaient leurs petits-enfants que quelques fois par année. Aujourd'hui, ils prennent le temps de faire des activités avec eux et de leur expliquer de nombreuses choses, les parents étant pris dans la course folle de la vie.»

Page 1 | Les nouveaux grands-parents
Page 2 | À chacun son rôle, à chacun son territoire!
Page 3 | Tendance au rapprochement