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Prénoms insolites: l'influence du cinéma

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Nemo existe-t-il vraiment? Oui! Et pas seulement dans un film d’animation ni dans Vingt mille lieues sous les mers, de Jules Verne. C’est le prénom de quatre bébés québécois nés entre 2003 et 2008.

Le site Behind the name nous apprend que le prénom Madison n’était pas très utilisé aux États-Unis jusqu’à la sortie du film Splash, en 1984. Chez nous non plus d’ailleurs. Mais depuis 2003, près de 50 nouveaux bébés par année portent le nom de l’une des avenues les plus connues de New York.

Plus récemment, en 2002, l’adoption de Maddox par Angelina Jolie a une certaine influence sur ce prénom qui gagne doucement en popularité chez nos voisins du sud. C’est le même cas chez nous: alors qu’en 2003 un seul petit garçon s’est prénommé ainsi, 55 autres petits Maddox sont apparus depuis. De son côté, Anakin n’avait jamais été utilisé avant le retour de la série Star Wars. Mais depuis 2003, 22 bambins portent ce prénom au Québec. Le personnage de Yoda n'a toutefois pas partagé son prénom avec un bébé québécois, du moins pas depuis six ans!

Par ailleurs, certaines vedettes internationales prennent bien soin de trouver des prénoms que peu de gens oseraient reprendre. Outre Suri Cruise, Maddox Jolie-Pitt et Apple Blythe Alison Martin, c’est le cas des enfants de Zappa: Moon Unit, Ahmet, Diva Thin Muffin Pigeen et Dweezil. Et que dire de Fifi Trixibelle, Peaches Honeyblossom Michelle Charlotte Angel Vanessa Geldof (Peaches), Little Pixie et Tiger Lily Geldof!

Les anglophones

 Dans les 500 prénoms les plus en vogue chez les filles au Québec en 2008, près de 100 sont clairement anglophones. Outre Elizabeth et Megan, qui font partie du top 50, on compte également Kelly, Kelly-Ann, Madison et Madyson, Ashley, Kate, Chelsea et Tracy.

Côté masculin, les prénoms anglophones sont encore plus populaires. On en dénombre près de 115 dans les 500 premiers. Une bonne dizaine figure au top 50, dont évidement William, mais aussi Zachary, Anthony, Liam, Dylan et Michael. S’ajoutent à cette bande: James, Matthew, Kevin, Evan, Shawn, Andrew, Joey, Jessy, Sean, Edward, Jake, Billy, Peter et Cameron.

Impossible, toutefois, de connaître la proportion de parents unilingues français qui donnent un prénom anglophone à leur progéniture. Mais ces noms traditionnellement anglophones ne le sont pas nécessairement d’origine. Ainsi, Elizabeth provient du grec, Elisabet, lui-même de l’hébreu, Elisheva. Kelly est originellement irlandaise, du nom Ceallach. L’origine de William est germanique, Wilhelm, et Anthony vient du prénom romain Antonius. 

Aux États-Unis, Léa était au 681e rang en 2007. Détenteur de la première place québécoise depuis cinq ans, ce prénom est en fait la version française de Leah, lequel est un dérivé du mot hébreu le’ah qui signifie «lasse».

Les composés 

 Les prénoms composés sont beaucoup plus populaires chez les filles que chez les garçons en 2008. Dans le top 500 au Québec, on en compte 38 féminins et 26 masculins.

Au premier rang côté féminin, un petit nom anglophone: Kelly-Ann, en 76e position, auquel on peut additionner son homonyme Kelly-Anne pour un total de 137. Marie compose 11 des prénoms composés. Anne et Ann ensemble en font également 11, tandis que Rose et Sarah en comptent respectivement huit et sept.

Chez les hommes, Charles-Antoine est le plus populaire des prénoms composés. Il se situe au 72e rang et il est suivi de Marc-Antoine, au 83e rang. Charles et Louis composent chacun sept des 26 prénoms composés figurant dans le palmarès.

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Source: Banque de prénoms de la Régie des rentes du Québec,  Behind the name, Popular baby names.

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