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Le temps où on s’endormait sur les manteaux de la visite

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Famille image article
 
Je me demande si nos enfants voient les fêtes de la même manière que nous, quand nous étions jeunes. Je me demande si leur fébrilité est la même que nous à l’époque. Et s’ils apprécient autant l’attente.
 
Faut dire que les temps ont changé. (Oh que ça sonne vieux de parler comme ça!) On a beau vouloir recréer la magie pour nos enfants, il reste qu’eux, ils ne sont pas pareils comme nous. Et surtout, ils ne vivent pas dans le même décor.
 
Un des souvenirs des partys de Noël de mon enfance, c’était de  jouer à la cachette très tard avec les cousins-cousines, se retrouver dans la chambre qui servait de vestiaire, se cacher parmi la pile de manteaux et… s’endormir là.
 
Nos enfants ne font plus ça, s’endormir dans les manteaux. Mais pourquoi?
 
Hypothèses :
 
1)    On ne veille plus assez tard pour ça.
 
2)    Nos enfants ont plus d’énergie que nous à leur âge.
 
3)    Ils ne jouent plus à la cachette. Ils jouent sur leur iPod.
 
4)    Les manteaux ne sont plus aussi confortables. (Plus rare de croiser de la vraie fourrure, de nos jours).
 
5)    Les gens ont investi dans des vestibules.
 
Bref, ce n’est plus come avant. Comme la fameuse messe de minuit. Je sais qu’elle existe encore, mais celle de notre jeunesse, elle était spéciale. Parce qu’elle était obligatoire, incontournable et… interminable. Elle faisait partie de l’attente, donc du plaisir. C’était long, voir des derrières de tête et sentir le parfum des madames.
 
Parmi les autres classiques d’hiver qui évoquent le passé, y’a le linge qui pique. Tsé la grosse laine qui servait à faire des foulards ou des chandails, et qui pesait huit tonnes lorsque mouillée. Et s’il fallait qu’un bout de peau entre en contact avec ça, c’était comme passer la journée collé sur de la laine d’acier. Mais c’était tricoté avec amour, une maille à l’endroit, une maille à l’envers.
 
Et un flash, en repensant à mes grands-mères : Où sont passés les paparmanes roses? On ne voit plus ça aujourd’hui. S’il fallait qu’on sorte ça à nos enfants, ils se sauveraient en courant en réclamant des jujubes.
 
Il y a des choses qui n’existent plus. Et d’autres qui existent trop. Voir le Père-Noël, avant, c’était un événement rare. Il fallait se déplacer au centre d’achat ou au grand défilé. Maintenant, c’est difficile de ne pas voir de Père-Noël dans une journée. Il est partout : télé, réseaux sociaux, pharmacies, boutiques, il arrive en hélicoptère, en train, en parachute… Le mystère est tellement moins grand qu’il a fallu créer des lutins pour retrouver un peu de magie.
 
Tout est plus criard maintenant. Les lumières, les chansons, les événements. Ça ne veut pas dire que c’est moins bien. Juste… différent.
 
Et commencer à parler comme ça, c’est officiellement un signe que je vieillis. Hélas.
 
Allez, je mets mon linge qui pique et je pars chercher des paparmanes roses.