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Parent : un métier pour estomacs solides

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Ne le cachons pas, être parents est la plus belle chose qui soit. (Et aussi la plus épuisante, stimulante, culpabilisante, etc.)
 
Mais une des facettes qu’on sous-estime, c’est à quel point il s’agit parfois d’un métier dégoûtant. Je veux dire par là qu’on en voit vraiment de toutes les couleurs et de toutes les textures. Ça prend un cœur et un estomac solides.
 
Je sais, c'est un billet un peu étrange. De grâce, ne faites pas lire ceci aux gens qui songent à faire des enfants prochainement. Ils risquent de changer d’idée.
 
Les cas extrêmes
 
Les couches
Le plus évident, ce sont les couches. C’est même le running gag chez tous les futurs parents. Et effectivement, on en croise des couches étranges au courant de notre carrière de préposés aux fesses propres. Des vertes et des pas mûres, comme dirait l’autre.
 
Le vomi
L’idée de choisir un endroit stratégique où vider son estomac est un concept un peu flou pour les enfants. Ce qui se traduit par des séances de ramassage mémorables. Surtout quand ça vient avec la crainte du point suivant:
 
La gastro
Défi de niveau Expert, pour parents aguerris seulement. On n’est plus jamais le même, après un épisode de gastro familiale.
 
Les mots de toilette et autres
 
Les accidents pipi
L’apprentissage de la propreté comporte nécessairement un volet « Essais / Erreurs ». Ce n’est pas si terrible que la catégorie précédente, mais ça n’en reste pas moins une odeur marquante pendant quelques mois. Surtout sur sa propre cuisse.
 
Le numéro 2
Quand résonne à travers la maison le cri triomphant de « J’ai fini mon caca! », les parents savent qu’il est temps de se retrousser les manches et de montrer leur savoir-faire d’essuyeurs de derrières professionnels. Mais il vaut toujours mieux un essuyage planifié qu’un accident à nettoyer.
 
Les crottes de nez
Il y a bien sûr la morve qui pendouille au bout du nez, le magma gluant qui descend lentement ou la croûte séchée qui s’affiche fièrement. Mais surtout les crottes de nez qu’on retrouve collées à des endroits surprenants. Faut voir le positif : Au moins, il ne l’a pas mangée.
 
Les dommages collatéraux du quotidien
 
La bave
Un bébé est une source intarissable de joie, de spontanéité et de bave. Objets, linge, personnes, rien n’y échappe, il faut s’habituer à en retrouver partout. Rien ne vaut un gros bec dégoulinant de bonheur.
 
Le régurgi
On salue les parents qui se promènent en ce moment avec une tâche suspecte sur l’épaule, sans le savoir. Un bébé a trois odeurs caractéristiques: sentir le bon bébé, sentir la couche pleine ou sentir le régurgi. Ce qui est le plus fascinant, c’est la vitesse de transformation. Comment du lait qui vient à peine d’entrer peut ressortir aussitôt en sentant autant le yâble? Un mystère.
 
Le pré-mâché
La période des purées est une période salissante. Et comme il faut s’y tremper les lèvres pour tester la température, on a aussi droit à se délecter d’une purée de pois et choux de Bruxelles. Et comme si ce n’était pas assez, il nous arrive même plus tard de ramasser des résidus de nourriture tombée de la bouche des enfants… et de la manger nous-mêmes. Nous sommes bizarres.
 
Les boîtes à lunch
Rien de dégoûtant là-dedans, direz-vous? Attendez de croiser un restant de plat mal refermé qui macère dans un bouillon de jus de raisin mal refermé lui aussi. Et ça c’est sans compter les vieux plats oubliés à l’école depuis trop longtemps, qu’ils ramènent finalement après des jours et des jours de fermentation odorante.
 
 
Mais bon, affronter tout ça fait partie de notre mission, et on l’accepte. Le plus fascinant, c’est qu’on finit même par s’habituer. Eh oui.
 
Ça a l’air que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Et tout ce qui pue fort… ne nous tue pas.