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Attention au ridicule

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Attention au ridicule

Il est vrai que le choix du prénom revient aux parents, mais il ne faut pas perdre de vue que c'est l'enfant qui le portera toute sa vie. Il n'y a que de rares cas de contestation du choix des parents par le directeur de l'état civil qui se soient rendus en cour. L'honorable juge Michel Côté, de la Cour supérieure, a donné raison au directeur de l'état civil dans l'affaire Directeur de l'état civil c. S.B. 1.

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Ce dernier refusait le mot «Spatule» comme prénom. «Aux parents qui invoquaient le droit à l'originalité, le juge a répliqué que "ce nom est d'abord celui d'un objet commun auquel n'est rattaché aucune qualité exceptionnelle; celui d'une fleur pas particulièrement prisée; et celui d'oiseaux échassiers au bec long et plat. L'intérêt de l'enfant doit prévaloir sur le souci d'originalité des parents"», explique Louis Duchesne.

À la question, est-ce que l'État doit se mêler du choix du prénom? Louis Duchesne répond: «Personnellement, je crois que non. Cependant, que faire quand deux hurluberlus veulent nommer leur enfant des 24 lettres de l'alphabet ou d'un nombre de 15 chiffres? La situation varie beaucoup d'un pays à l'autre. Dans certains pays ayant le luthéranisme comme religion d'État, le Danemark, par exemple, il y a des listes de prénoms que doivent utiliser les citoyens. En Israël, les immigrants doivent adopter des noms hébreux.»

1[1996] Recueil de jurisprudence du Québec (R.J.Q.) 1970, Cour supérieure (C.S.)