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Être papa d'une fille

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Ce n’est pas nous qui décidons si la vie nous envoie un gars ou une fille. Nous, on décide seulement du prénom et de la couleur de la chambre, ce qui est déjà beaucoup. Pour le reste, la Nature décide ce qu’elle veut. (À moins que vous ne croyiez à toutes les sornettes de positions spéciales un soir de pleine lune en respectant une diète sans gluten.)
 
Il y a à peu près autant de chances d’avoir un garçon qu’une fille (à quelques décimales près). Si on continue la famille, on peut avoir deux gars, deux filles ou un de chaque. Idem pour un 3e enfant, mais là les statistiques deviennent complexes. De nos jours, ça s’arrête pas mal là. Il y a quelques courageux qui se risquent à faire quatre enfants ou plus (Salut, Mylen!), mais eux, ce sont des Saints. Ou des martyrs, c’est selon.
 
Parfois, la nature joue des tours et se trouve bien drôle. Vous voyez, ma belle-mère est la 7e fille de suite, dans sa famille. Sept filles consécutives! Y’a Quelqu’un qui devait se marrer quelque part.
 
Pour ma part, j’ai lancé les dés seulement deux fois. Et le Grand Utérus Cosmique nous a envoyé un garçon d’abord, puis une fille, les deux en pleine santé, merci.
 
Alors, avec le recul, est-ce bien différent d’être papa d’une fille, après avoir eu un garçon? Je ne parle que pour mon expérience personnelle, mais voyons plus en détails quelques clichés :
 
Une fille, ça pleure plus.
Non, pas chez nous. Par contre, ça pleure pour des raisons différentes.
 
Une fille, c’est moins sportif.
Absolument pas. Niet. Chez nous, en tout cas, les deux font autant de sport, ce qui, vous le devinez, meuble passablement nos weekends.
 
Une fille, ça aime le rose.
Vrai. C’est sans doute un stéréotype, mais je dois avouer que le rose est pas mal plus présent chez nous depuis qu’il y a une fille dans cette maison.
 
Une fille, ça a plus souvent envie de pipi.
Bof, ça, ce n’est pas avec ma fille que je l’ai remarqué, mais avec ma blonde il y a bien des années déjà.
 
Une fille, c’est plus émotif.
Mmm, pas toujours. Je dirais que ce sont des émotions différentes qui les font réagir. Parfois plus subtiles.
 
Une fille, c’est plus à l’ordre qu’un gars.
Je dois avouer que non. Parfois, c’est plus structuré, mieux organisé dans sa tête. Mais pour l’ordre matériel, on repassera. Ça me rappelle que selon des études, les autos de femmes sont souvent plus sales que les chars de gars.
 
Une fille, ça exige une approche différente dans ses paroles.
Peut-être. En fait, il y a des méthodes qui fonctionnent avec mon gars et qui nécessitent des approchent différentes avec ma fille. Comme si chacun avait sa façon différente de fonctionner.
 
Une fille, ça finit toujours par avoir ce que ça veut.
Bon, ce serait exagéré de dire oui, mais disons que la mienne, quand elle a quelque chose dans la tête, elle peut être beaucoup plus insistante que son frère. Ses passions peuvent devenir des fixations. Limite obsession.
 
Une fille, c’est plus doux
En fait, c’est plus doux avec presque tout, sauf avec son frère.
 
 
Un enfant, c’est un enfant. Gars ou fille, ça ne vient pas avec un mode d’emploi ni une programmation unique.
 
Mais je suis bien content de connaître les deux facettes. J’ai donc mon accréditation comme papa de gars et comme papa de fille. Par contre, je n’ai toujours aucune carte de compétences.