PUBLICITÉ

Je ne veux plus d'enfant

Parents image article

Je connais des parents qui ont su rapidement et facilement qu’ils ne voulaient plus d’enfant(s). Certains le savaient même en avance. « Après 2, on fermera boutique ».

Moi, ça m’a pris pas mal plus de temps que ça.

Pourtant, dans la vingtaine (et même avant), j’avais mon échéance bien personnelle. 30 ans. Pas question pour moi d’avoir un enfant passé cet âge.

Toutefois, depuis l’enfance, je désirais 4 enfants. Pour moi, 2 était insuffisant et je présume qu’en bonne Balance, je voulais un chiffre pair, pour équilibrer. Je ne voulais pas non plus qu’ils aient une grande différence d’âge…

Quand je me suis séparée du père de mes 2 ainés, tout indiquait que ma famille était terminée. La logique, le rationnel, me le criaient. Et pourtant, je ne me suis pas présentée chez le docteur pour fermer la porte à clef à une éventuelle grossesse.

À 29 ans, je suis tombée enceinte à nouveau. J’ai accouché un mois après ma trentième année. Ça allait avec mon échéance, mais pour la différence d’âge, c’était loupé ;) Je n’étais toutefois plus aussi prête à respecter cette limite du 30 ans. Bébé 3 était encore minuscule que je me disais que je pourrais envisager de fabriquer un #4.

Comme je vous l’ai déjà expliqué, ma famille sort des sentiers battus et je me suis rapidement dit que ce #4 ne viendrait jamais, suite à une autre séparation. Mais j’ai finalement rencontré le fameux « bon » dont tout le monde nous rebat les oreilles quand on est en solo.

Et après deux rendez-vous manqués, j’ai donné naissance à ma dernière, à l’âge « vénérable » de 35 ans. Je rigole avec le vénérable. Je sais bien que de nos jours, c’est fréquent qu’une femme donne naissance à son premier à cet âge et que c’est bien ainsi. C’est seulement que j’avais commencé ma carrière de mère 14 ans plus tôt…

#4 a 4 ans et demi maintenant. Quand on me demande si j’en voudrais un autre, ma réponse est désormais catégorique : non!

Et ce, même si je trouve ça parfois injuste pour mon chum, un peu plus jeune que moi et père une fois « seulement ». Même si fillette me demande de temps en temps un petit frère ou une petite sœur. Je la comprends, j’ai moi-même été une « dernière » qui voulait un petit frère.

Mais un moment donné, il faut boucler la boucle.  Et ma mécanique est pas mal usée, je trouve. Comme me disais mon médecin, « On ne fera jamais une mère porteuse avec toi ». C’est vrai, je n’ai aucun talent pour être enceinte ;) Je grossis tout croche, j’ai des contractions dès les premiers mois, je manque de concentration, je fatigue vite (et je suis fatigante)…

J’ai quand même aimé être enceinte. C’est une aventure exceptionnelle de porter un être vivant en soi. C’est magique, tant la première fois que la quatrième. Et il y a la rencontre, les premières semaines passées à bercer cet ange qui se blottit avec confiance contre notre cœur…

L’autre jour, en voyant les photos de la maman du petit Léo sur Facebook, ou celles de Julie Houle et Gabriel dans le mag Yoopa, je me suis souvenue comme si c’était hier de combien c’est merveilleux, une nouvelle vie dans notre vie.

Mais tout en enviant un peu ces nouvelles mamans, je sais maintenant avec ma tête comme avec mon cœur que cette époque est terminée pour moi. Avec une grande fille de bientôt 18 ans, ce sera comme grand-mère que j’accueillerai de nouveaux anges dans la famille. (Non non, pas tout de suite!!!)

Mais plus j’y réfléchis et plus je me dis que ce ne sont pas mes deadlines et mes envies d’enfant qui ont dirigé mes choix. Tout comme j’ai choisi d’avoir un bébé après 30 ans, j’aurais pu choisir d’en avoir 5 et non 4. J’ai seulement vécu ma vie, en faisant fi des opinions extérieures et en écoutant mon beaucoup mon cœur et un peu ma tête.

Aujourd’hui, c’est avec ma tête, oui, que je dis que je ne veux plus porter d’enfant. Parce que mon corps est fatigué par les grossesses (et fausses couches) précédentes. Parce que je veux conserver mon rythme professionnel actuel (que j’ai souvent réduit pour m’occuper des enfants). Parce que j’ai envie de voyager plus. J’avoue aussi, parce que les risques de complications liés aux grossesses d’après 35 ans (proche 40 en fait), la mère parallèle que je suis ne se sent plus prête à les assumer.

(Et, plus ou moins sérieusement – ça dépend des jours-, vivre avec deux ados… ça peut me faire demander comment je ferai pour les deux prochaines. Alors…)

Je me le dis aussi avec mon cœur. J’ai 4 enfants, un chum et moi-même à aimer. J’aimerais bien sûr un cinquième enfant, s’il se présentait. Mais je sens au fond de moi qu’il est temps de remiser les petites couvertures et les micropyjamas. Je garde aussi un merveilleux souvenir de l’allaitement, tout en sachant que c’est derrière moi. Après des années à ne pas me résoudre à fermer la porte complètement, cœur et raison se sont rencontrés et tout s’équilibre. Et je remercie mon amoureux de comprendre tout ça et de ne pas chercher à me culpabiliser.

Ça ne veut pas dire que j’ai pris un rendez-vous pour une ligature. Ça, c’est une autre histoire ;)

 

Et vous? Pensez-vous avoir « terminé la famille »? Qu’est-ce qui vous a convaincu(e)?

 

« Trop d'extras, trop de rendez-vous... Pas glamour comme réponse. »    Julie, maman d’enfants « différents »

« J’en avais déjà 4 en santé, fallait penser à leur entrée à l'université ;) » Annick

« J'en ai 4 dont 3 avec des difficultés langagières, 1 des 3 est en attente pour une évaluation TED, j'ai 43 ans, je cours dans tous les sens avec les rendez-vous, l'école, les lunchs le ménage, la cuisine, le lavage et autres... je n'ai pas deux minutes à moi ! Je les aime mais je ne me vois vraiment pas avec un cinquième  ;) »

« 2 enfants de 2 papas différents. Le plus vieux a 12 ans. J'ai le goût de passer à autre chose ! » Hélène

« J’ai toujours su que je ne voulais qu’un enfant. C’est fait et je suis comblée ainsi. Ma ligature est programmée pour bientôt » Maryse

« Après quatre avec deux unions, le choix était logique. L'âge aussi est un facteur important ! » Stéphane

« L’adolescence! » Jean-Louis