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Une rupture qui fait mal

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Ça fait déjà quelques mois que je sais que ça ne va plus bien nous deux. Même dans mon corps, je le sens, ce n’est pas pareil. Je suis inconfortable, l’amour n’est plus au rendez-vous. Mais c’est tellement plus facile de ne rien dire, de ne rien faire, de garder le statut quo.

Pourtant, au début, c’était si facile, si simple, sans préoccupation, on n’avait pas besoin de trop penser, de s’en faire, juste de vivre, laisser vivre et aimer et s’aimer.  C’était l’époque de la grande liberté, de l’insouciance. Tout en sachant que nous prenions nos responsabilités, il n’y avait jamais de grande remise en question, de malaise ni même de manifestations désagréables. 

Juste du grand bonheur à l’état pur.

Après cinq ans, nous avons dû faire des petites modifications, s’arrêter, prendre un break pour finalement se retrouver rapidement après quelques jours, toujours plus heureux, plus proches, plus complices.

Mais, depuis un an, pour plusieurs raisons, je ne me sens plus bien. Je pensais que ça venait peut-être de toi? Je me suis remise en question, je me suis posée mille questions, je t’ai aussi questionné, sans jamais obtenir de réponse.

J’ai essayé de comprendre ce qui nous arrivait, j’ai fait des recherches, j’ai lu beaucoup, j’ai même envisagé d’autres solutions, faisant des listes de « pour » et de « contre », regardant même un peu ailleurs.

Mais à chaque fois, c’est à toi que je pensais, incapable de te tromper ni de t’oublier, tu étais la solution la plus facile, la plus simple, je me sentais en sécurité avec toi, même si l’amour n’y était plus.

Insatisfaite, j’ai consulté, ayant l’impression que tu avais changé de position. Juste d’y penser, j’avais mal au ventre… On m’a écoutée, j’ai vidé une boîte de Kleenex puis une autre et finalement, je suis retournée chez moi avec mon malaise.

J’ai cru que c’était dans ma tête, que de ton côté, tout allait bien, que tu ne voulais pas qu’on se quitte. Les semaines ont passé, mais le coeur n’y était plus. J’ai repris un rendez-vous, je voulais que ce mal-être arrête et enfin passer à autre chose.

Pas de chance, je me suis retrouvée avec une prescription pour aller voir un autre spécialiste, mon cas, notre histoire, étant trop lourd pour cette personne. Dans quoi je m’étais embarquée encore? Pourquoi était-ce si compliqué que de mettre fin à cette relation malsaine?

J’avais beaucoup à perdre, mais aussi tant à gagner. Plusieurs personnes m’encourageaient à aller plus loin dans mes démarches, je n’étais pas seule, pas toute seule, dans cette histoire.

Je devais aussi penser à mes enfants, à mon avenir, à mon corps qui manquait d’attention, à ces problèmes qu’on me disait qu’ils partiraient aussi vite que toi, si je passais enfin à l’action.  J’avais de la difficulté à le croire, j’étais inquiète, redoutant la douleur et tous les changements à venir.

Et si ça faisait trop mal?  Et si mon moral s’en trouvait tellement affecté que je me mettais à déprimer? Comment passer au travers de cette rupture et accepter de me retrouver toute seule? Vers quelle solution j’étais pour me tourner?

Pourtant, je suis enfin prête, toi et moi c’est fini. Il parait que certaines règlent ça toute seule, moi, j’avais besoin d’aide. Dre Piché m’a demandée si j’étais certaine de mon choix, faisant signe de la tête, elle s’est penchée vers moi et en quelques secondes à peine, elle a mis fin à notre relation.

Après plus de huit ans, je vais essayer de ne garder que les bons souvenirs, peut-être même envier celles pour qui cela a fonctionné. Avec un peu de recul, je comprends que nous deux, on n’était pas fait pour s’entendre.

J’étais capable de passer par-dessus les maux de tête que notre situation me donnait (qui n’en a jamais?). Par contre, à mon âge (41 ans, pfff), il était temps que ça cesse. Après six ans d’encouragement, mon conjoint a enfin eu une vasectomie il y a trois mois, et moi, je viens de quitter mon… Mirena!

Bye bye le stérilet, à moi mon corps sans aucun effet secondaire!

Aurevoir acné et ses boutons d’ado sur le menton!

Adieux la contraception, ça ne sera plus jamais un souci pour moi.

Ha… J’oubliais, après presque dix ans sans règles (deux grossesses + deux bébés allaités + deux stérilets), je vais par contre devoir aller m’acheter des serviettes et des tampons. C’est le bout moins drôle, mais il paraît que maintenant, il y a un truc ingénieux qui s’appelle une « Diva Cup », je vais me renseigner, vous connaissez?

Qu’est-ce qui fonctionne bien pour vous du côté de la contraception? 

Est-ce aussi un casse-tête pour certains d’entre-vous?

Avez-vous eu une relation aussi tordue que moi avec le stérilet?

 

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