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Personnes de l’entourage

Libellés : Pour tous, Psychologie Publié le 12-01-2011 à 17:36

La chercheuse n'est toutefois pas en mesure de dire si c'est le fait de tarder à révéler l'agression qui en amplifie les conséquences ou si c'est l'ampleur de l'agression qui incite les victimes à observer le silence. Mais les données de l'enquête tendent à montrer que les victimes sont plus portées à dénoncer ces gestes lorsque l'agresseur est quelqu'un d'inconnu.

Autrement dit, les personnes qui lèvent tardivement le voile sur les sévices subis ou qui les gardent secrets sont plus souvent des victimes de membres de la famille ou de proches. «Lorsque ça se passe au sein de la famille, on sait que ça dure plus longtemps et que les séquelles seront plus vives, souligne Mireille Cyr. Et, dans de telles situations, les abus sont habituellement accompagnés de violence physique et psychologique.»

D'après les données, les agressions graves tel le viol sont commises par des personnes connues dans 85% des cas quand la victime est une femme et dans 89% des cas chez les hommes.

Pour la chercheuse, il apparait donc essentiel de pouvoir amener les enfants à dévoiler rapidement les gestes d'abus dont ils sont victimes et de les aider à témoigner. À cette fin, elle rappelle que la Chaire interuniversitaire de la Fondation Marie-Vincent sur les agressions sexuelles envers les enfants, à laquelle elle participe activement, a élaboré des programmes de prévention éprouvés et efficaces.

L'abus sexuel dans l'enfance est un facteur de victimisation à l'âge adulte

Les femmes qui, dans l'enfance, ont subi des abus sexuels considérés à leurs yeux comme criminels ont de trois à quatre fois plus de risques d'être victimes de violence physique ou sexuelle de la part de leur conjoint que celles qui n'ont pas vécu de tels traumatismes dans l'enfance.

C'est ce que révèlent des travaux d'Isabelle Daigneault, professeure au Département de psychologie, réalisés au Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles. «C'est la première fois que l'on combine les données sur l'agression sexuelle durant l'enfance et les problèmes de couple», affirme la chercheuse.

Plus l'agression est survenue tôt dans l'enfance, plus le risque d'être de nouveau victime de violence à l'âge adulte est élevé. Les femmes qui ont vécu une relation de couple de courte durée rapportent plus de violence psychologique, physique ou sexuelle, ce qui laisse croire qu'elles mettent fin à ces relations. Éprouver des limitations dues à des maladies physiques ou mentales augmente aussi le risque.

Chez les hommes, le fait d'avoir été victime d'agression sexuelle dans l'enfance augmente de trois fois le risque de subir de la violence physique dans une relation de couple. Trop peu de ces victimes ont toutefois rapporté des sévices sexuels à l'âge adulte pour qu'un lien significatif puisse être observé.

Selon Isabelle Daigneault, ces résultats peuvent s'appliquer à l'ensemble de la population canadienne âgée de 18 ans et plus et qui a eu un conjoint au cours des cinq dernières années. Les données ont été recueillies dans l'ensemble du Canada auprès de 9170 femmes et 7823 hommes.

page 1 | Agression sexuelle: le silence entraine des séquelles importantes

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Commentaire

01
Kim 20 Janvier, 2011
à 14:38

C’est difficile pour un enfant de dénoncer. Surtout quand l’agresseur est un membre de la famille ou de l’entourage immédiat.
Il faut une certaine maturité pour comprendre que les gestes posés sont inapropriés, qu’on a rien fait pour attirer ces gestes et que l’autre personne est malade psychoiogiquement (surtout s’il s’agit d’une figure d’autorité parentale!).
Même les adultes ne savent pas toujours comment réagir face à une telle dénonciation surtout quand l’agresseur est son conjoint et qu’il est le soutien financier de la famille.
En grandissant dans un environnement malsain, on apprend vite à éviter les situations à risque comme de se retrouver seule avec un homme de la famille. Chaque situation est différente et on ne peut pas faire de généralité, mais malgré tout,  je n’aurais pas voulu grandir en famille d’accueil…

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