PUBLICITÉ

Donner au suivant, ça s’apprend!

Besoins et solutions image article

Longtemps, j’ai été celle à qui l’on donne.  

J’ai particulièrement reçu en devenant une nouvelle maman: en plus du shower, des amis m’ont offert des vêtements, des jouets, des meubles, des essentiels dont on oublie même l’existence quelques années plus tard comme des chaises hautes, des poussettes, des jeux pour l’extérieur, des bancs d’appoint, une table à langer, etc.

J’ai aussi reçu des conseils, des confidences, des recettes, des trucs, du temps, des petits plats, des plus grands et plein de choses qui n’ont pas nécessairement une valeur monétaire, mais qui sont si précieuses et souvent rares.

Puis, la maladie s’est pointée. Pendant un 24 heures des plus angoissants, notre premier bébé de neuf mois a été hospitalisé en catastrophe et les deux scénarios envisagés étaient de l’épilepsie ou un cancer du cerveau.

Heureusement, le cancer fut écarté, mais notre vie paisible de petite famille heureuse a basculé. On venait, sans le savoir, de gagner un abonnement VIP aux hôpitaux, aux spécialistes, aux centres réadaptation et aux pharmacies.

Encore une fois, notre entourage s’est mobilisé nous offrant son support physique et moral, apportant de quoi manger, faisant même quelques petites corvées et nous offrant un peu de temps pour prendre une douche ou dormir dans un vrai lit.

Les mois ont passé, ça allait de mieux en mieux. On a recommencé à vivre une certaine normalité et quelques semaines avant la naissance de notre deuxième enfant, la vie a failli s’arrêter pour nous, mais surtout pour notre premier enfant.

Après trois longues semaines d’hospitalisation, plein de questions sans réponses (on les attend toujours d’ailleurs), on est retourné avec un enfant qui devait tout réapprendre ou presque. Cette époque est un peu floue dans ma tête, mais encore très douloureuse dans mon coeur.

Encore une fois, famille et amis ont été mobilisés, blessés et éprouvés eux aussi par notre drame. Depuis, il y a eu de belles périodes, mais aussi de moins belles. Génération sandwich oblige, quand du côté de mes enfants, les hospitalisations ont cessé, c’est mon père qui est devenu malade.

En fait, jusqu’à son départ l’été dernier, je pense qu’on n’a pas eu beaucoup de répit, nos proches non plus. C’est épuisant de passer du mode « survie à urgence ». Ça confronte aussi les autres qui vivent des belles choses, ça créé parfois des malaises, on prend nos distances ne sachant comment négocier avec tout ça, ayant l’impression de n’avoir rien à offrir en retour.

Puis, un jour, ça va mieux!

Enfin, on a un peu de recul, le manque de sommeil se fait moins intense, les comptes sont payés à temps (parce qu’avoir des enfants, des parents et être malade et/ou handicapé, ça coûte cher, très cher), on recommence à vivre et même à enfin pouvoir donner à notre tour.

On rend des services, on apporte une petite surprise, on partage ses biens, on ouvre sa maison, sa cour, son coeur et ça fait tellement de bien. On est là quand les autres vivent des moments difficiles, offrant temps, énergie et argent.

Malheureusement, pour plein de raisons, ceux qui étaient présents quand on en avait besoin ne sont plus toujours là, la roue tourne et alors on donne au suivant. On se rappelle qu’on a été longtemps celle à qui l’on donne et on se réjouit de pouvoir continuer cette chaîne et surtout de donner. Avec un peu de sagesse, on se dit qu’eux aussi, un jour, ils donneront au suivant et que peut-être les histoires vont se croiser.

Quand on reçoit autant, on apprend à donner. Et quand on donne, on montre aux autres à donner aussi. Ce n’est peut-être pas inné pour tous, mais ça s’apprend! Comme parent, le partage, l’entraide et l’empathie sont de très belles richesses à offrir à nos enfants. Encore plus si ces valeurs ne font pas partie de notre propre éducation.

 

Donner au suivant, ça s’apprend!

Heureusement, dire merci, aussi.

 

Et vous, avez-vous déjà été celui ou celle à qui l’on donne?

Avez-vous eu la chance de donner à votre tour?

Est-ce une valeur importante à enseigner à vos enfants?

D’après vous, à quel âge peut-on commencer?

 

 

:: N’oubliez pas de me suivre sur Twitter et sur ma page Facebook! Écrivez-moi, laissez-moi des messages, j’aime ça échanger avec vous

 

Plus de billets de Julie

Tomber et se relever

La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre

Devons-nous mettre, ou pas, des étiquettes à nos enfants?