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«Je me trouve poche comme mère!»

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Si on se passe souvent des commentaires comme «Je me trouve poche», «Je ne suis pas une super maman comparée aux autres» ou « On dirait que je ne fais rien comme il faut.», c’est qu’il est temps de redorer notre estime maternelle.
 
Si l’estime de soi est le jugement que l’on porte sur soi-même, l’ «estime maternelle» serait donc le jugement qu’on porte sur notre rôle de mère. Et il est habituellement très dur. On se juge très sévèrement, ne nous accordant jamais (ou presque!) le droit à l’erreur, en nous blâmant plus souvent qu’on se félicite et en nous culpabilisant pour tout (ce qu’on fait et qu’on ne fait pas!). Pire encore, on se juge et on se compare constamment. Notre mère faisait mieux, la voisine semble plus heureuse, notre collègue n’est jamais fatiguée, les enfants de notre sœur sont bien plus polis, etc. Habituée à « performer » dans tout, on voit la maternité comme une autre occasion de réussir. Au lieu de tout simplement la vivre. On calcule, on note, on compare, etc. On se croit obligée d’être performante et épanouie en tout temps.
 
Pour redorer son estime maternelle, voici des trucs en vrac :
 
- Se rappeler les valeurs et les objectifs qui sont importants pour nous et non en comparaison aux autres. Positiver nos actions au lieu de les dévaloriser.
 
- Noter ce qui va bien au lieu de souligner ce qui va mal. « J’ai réussi à endormir bébé» au lieu de «Je n’ai pas eu le temps de faire le lavage!».
 
- Départager le vrai du faux. Chaque mère a sa propre liste de raisons qui font qu’elle se sent inadéquate. Il faut faire le tri dans nos propres pensées négatives. Aller travailler, hausser le ton, être fatiguée, etc. ne fait pas de nous une mère «nulle». 
 
- Stopper l’engrenage de la performance. Parce qu’on a moins d’enfants que les générations précédentes, on se croit obligées d’accorder tout notre temps à nos enfants. S’il est normal de leur consacrer beaucoup de temps, ne pensez qu’à eux n’est pas plus souhaitable.
 
- Vivre davantage dans le présent plutôt que de ressasser le passé ou tenter d’organiser le futur. “Wow! On a le temps de prendre une petite marche en famille ce soir” au lieu de se dire “Ce serait bien si on pouvait aller marcher un après-midi à la montagne samedi”.
 
- Se considérer comme une amie. Jamais on ne serait aussi dure et intransigeante avec une amie qui viendrait nous confier sa peine qu’on peut l’être envers nous-mêmes. Il est temps de s’aimer plus et reconnaître nos points forts. Cela ne veut pas dire de fermer les yeux sur nos côtés sombres, mais plutôt de les aborder avec  davantage de bienfaisance et de patience. Comme on le ferait avec une amie qui aurait besoin d’aide et de conseils.
 
- Ventiler. Il est important de ne pas rester seule avec nos pensées noires. On discute avec notre conjoint, on rencontre d’autres mamans, on s’ouvre avec les copines, etc. Bref, on ventile et on nomme ce qui ne va pas autant de ce dont vous êtes fière. Vous verrez, vos amies vivent probablement la même chose que vous.
 
 
À lire pour s’aider
 
-       Le bonheur extraordinaire des gens ordinaires. Par Lucie Mandeville, Les éditions de l’Homme, 2010. ISBN : 9 782 761 927 468
-       Mauvaises mères! Les joies de la maternité. Par Emma Defaud, Nadia Daam et Johana Sabroux, éditions J’ai lu, 2011. ISBN : 9 782 290 019 634