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« Je pense que je ne suis pas une bonne mère. Quoi faire? »

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Avoir des doutes, c’est normal. Mais être envahie jour et nuit par eux et se juger sévèrement dans notre rôle de maman peut devenir épuisant. Trucs pour redorer notre estime de maman!
 
Quand on devient maman, on est parfois inquiète. On veut tellement le bien de nos enfants qu’on se met à douter dès qu’on s’informe, qu’on note que les autres font les choses différemment ou quand on se compare.
 
Diminuer les doutes
 
« D’abord, on doit départager nos types de pensées. Parce que ce n’est pas banal de se juger aussi sévèrement. Ça nous mène directement à la dévalorisation de soi.
 
Souvent, par nos pensées, on remet en doute nos capacités, on met l’accent sur nos limites, on se compare et on se considère inférieure aux autres », explique Isabelle Dagenais, conférencière, éducatrice sexologue et auteure du livre Être maman pour le meilleur et pour le pire. Elle précise qu’on a souvent tendance à mélanger nos pensées et nos croyances.
 
Pour calmer nos angoisses, elle nous propose de faire un exercice. « Demandez-vous ce que c’est pour vous une bonne mère? On ne dit pas juste que c’est de prendre soin de son enfant, on y va assez précisément en nommant notre vision de cette affirmation. On fait donc une liste des critères et des exigences qui vous semblent importantes pour vous.
 
Ensuite, on doit nécessairement se demander si le tout est réalisable », mentionne-t-elle. En effet, on oublie souvent de soupeser la portée réaliste de toutes nos attentes. Même si la voisine a l’air d’y arriver, Mme Dagenais nous rappelle de nous méfier. « “Elle a l’air…”, justement. Vous ne savez pas comment c’est en réalité dans sa maison », lance-t-elle.
 
Passer à l’action 
 
Pour se défaire de l’engrenage néfaste de la comparaison et de la dévalorisation, il faut… agir. « On a rapidement besoin d’identifier ce qu’on fait de bien. Quand on est rendu à la conclusion qu’on ne fait plus rien de bon, il est primordial de se revaloriser », précise la spécialiste.
 
Pour y arriver, on se pose encore des questions : « Quels sont mes qualités, mes talents, mes aptitudes, etc.? ». On peut écrire ce qu’on fait de bien et ce pour quoi on est fière. Il y en a toujours sauf que lorsque la cassette négative répétant « Je ne suis pas bonne » résonne dans notre tête, on a moins tendance à souligner nos bons coups. Mais on ne s’oblige pas à noter tout ça, chaque soir, mais de temps en temps, on peut prendre des notes.
 
L’important est d’écouter la voix en nous qui est fière de ce qu’on fait. Pour qu’elle fasse taire celle qui nous blâme.
 
Un autre truc est d’observer nos pensées. « Sans les juger ou les analyser, précise Isabelle Dagenais. On essaie d’observer dans quelles situations nos pensées jaillissent dans notre tête.
 
On remarquera peut-être ce qui peut les déclencher. On va pouvoir arrêter l’engrenage de trop tourner », soutient-elle.
 
Une autre façon de s’aider est de s’imaginer ce qu’on dirait à notre meilleure amie si elle disait qu'elle trouve qu'elle est une mauvaise maman parce qu’elle ne réussit pas, par exemple, à endormir son bébé. « On ne se permettrait pas de la juger aussi durement qu’on le fait envers soi-même », avance Isabelle Dagenais.
 
À travers tout ça, on ne doit jamais perdre de vue qu’être mère est un apprentissage constant. On a fait des erreurs? Tout le monde en fait. Et on en fera encore. « Quand notre enfant grandit et célèbre son anniversaire, on souligne tous les acquis appris durant l’année. On devrait en faire de même pour nous, en tant que maman et reconnaître notre évolution », confie-t-elle.