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Le somnambulisme de l’enfant. Pas de panique! (partie 2)

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Faut-il s’inquiéter?

Selon le professeur Zadra, dans la majorité des cas, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter. «Ces manifestations peuvent être troublantes pour un parent, mais elles ne sont généralement pas graves, assure-t-il. De plus, elles disparaissent avec le temps.» Cette inquiétude est souvent amplifiée lorsque le somnambulisme est associé à des terreurs nocturnes. Ces dernières se caractérisent par une agitation nocturne accompagnée de cris effroyables. «Les terreurs nocturnes ont la même genèse que le somnambulisme, c’est-à-dire qu’elles font habituellement partie du processus de maturation du cerveau, et certains enfants “souffrent” des deux», explique le professeur Zadra. Cela dit, il y a lieu de s’inquiéter lorsque les crises deviennent très fréquentes (plusieurs fois par semaine, par exemple) ou lorsqu’il y a un danger pour l’enfant (s’il escalade une armoire ou s’il sort de la maison, entre autres). La fréquence des crises de somnambulisme et le degré de complexité des mouvements varient énormément, en effet, en fonction des enfants. Si certains se contentent de s’asseoir dans leur lit, d’autres peuvent manipuler des couteaux. «Il reste qu’il est possible de limiter grandement les risques associés à leur somnambulisme, notamment en s’assurant que les portes sont bien fermées à clef, en bloquant leur accès aux escaliers et en veillant à ce qu’il n’y ait pas d’objets avec lesquels les jeunes pourraient se blesser», affirme le professeur Zadra. De fait, il est très rare qu’on traite le somnambulisme des enfants. Lorsque c’est le cas, ces derniers sont suivis dans une clinique du sommeil afin qu’on s’assure qu’ils souffrent bien de somnambulisme et non d’une autre condition. «Il faut également vérifier qu’il n’y a pas de cause sous-jacente au problème, telle que l’apnée du sommeil; en effet, les interruptions de la respiration peuvent déclencher des crises de somnambulisme», ajoute le spécialiste.

Que faire dans une telle situation?

Tout le monde a déjà entendu dire qu’il ne faut pas réveiller un somnambule. «Il est, en effet, préférable de ne pas le contrarier, explique le professeur Zadra, car cela risque d’augmenter son agitation et d’aggraver son sentiment de crainte ou d’insécurité.» Que faire alors? «Il faut plutôt lui dire doucement qu’il serait beaucoup plus confortable dans son lit et le prendre par la main pour le conduire tranquillement à sa chambre», poursuit-il. Cela dit, au risque de réveiller un somnambule et de le rendre agressif, confus ou grognon, il ne faut pas hésiter s’il y a un danger potentiel. Est-il possible de prévenir ce phénomène? «On peut, dans une certaine mesure, réduire les crises de somnambulisme en limitant les facteurs déclenchants, notamment en s’assurant que l’enfant dort suffisamment», reconnaît le professeur Zadra. Il existe aussi une technique très simple qui peut prévenir les crises de l’enfant. «Elle consiste à le réveiller doucement de 15 à 30 minutes avant son somnambulisme, poursuit l’expert. On sait, en effet, que le somnambulisme survient pendant le sommeil profond, donc dans les premières heures suivant l’endormissement. Si l’enfant a souvent une crise vers 23 h, on doit le réveiller tranquillement avant. Cela perturbera la profondeur de son sommeil, ce qui fait qu’il risquera moins d’avoir une crise.»

 

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