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Les premières manifestations

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Le mutisme sélectif apparaît souvent lorsqu'un enfant débute l'école, ce qui met les enseignants de garderie sur la première ligne. Toutefois, il faut un effort concerté des parents, des psychologues, des conseillers et parfois des médicaments
pour aider réellement le bambin à s'en sortir.

En classe, les professeurs sont encouragés à autoriser les enfants à utiliser d'autres moyens créatifs pour communiquer, jusqu'à ce qu'ils soient prêts à parler d'eux-mêmes, signale Mme Harwood.

Pour les exposés oraux, les écoliers ont le choix de s'enregistrer eux-mêmes chez eux, puis de se placer debout devant l'appareil et de le faire fonctionner devant leurs camarades de classe. Ils peuvent aussi se mettre debout, quelque part dans la classe où personne ne peut les voir, et parler au groupe avec un émetteur-récepteur. Ou encore, ils peuvent éteindre la lumière et dire leur
boniment dans la noirceur.

S’isoler pour communiquer

Les enseignants doivent désapprendre leurs techniques - comme se mettre au niveau de l'enfant et établir un contact visuel avec eux lorsqu'ils s'expriment, précise Mme Harwood. Cela peut rendre l'enfant atteint de mutisme sélectif encore plus nerveux. Le fait d'avoir une place sécuritaire et confortable pour s'exprimer dans la classe est tout aussi important, ajoute Mme Harwood.

Cela peut signifier l'installation d'un écran protecteur, voire d'une tente. Quelquefois, il s'agit de bâtir sur ce qui fonctionne
à la maison. Chez lui, le petit Ayosha adorait parler à sa mère. Alors, quand il était jeune, Mme Bork s'assoyait à côté de lui dans la classe pour lui donner un visage familier à qui parler. «Ils s'habituent à entendre leur propre voix dans la classe», dit-elle.

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