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Vivre avec le mutisme sélectif

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À la maison, Mme Bork invitait les amis d'Ayosha à jouer pour qu'il s'habitue à leur parler dans le confort de son foyer. Au début, Ayosha ne parlait pas, même pas à sa mère, en face de ses amis.
Ils devaient être seuls dans la cuisine. Il a par la suite progressé et s'est mis à parler à ses amis en se cachant le visage sous les jupes de sa mère.

«C'était plus fort que lui», se rappelle Mme Bork. Une fois, lors d'un voyage en Floride, elle a amené avec eux l'ami de son fils. Sur le chemin du retour, Ayosha s'est assis sur le siège arrière et s'est mis à parler avec son ami dans le siège du milieu avec un émetteur-récepteur. Il voulait désespérément communiquer avec lui et il était déçu chaque fois que l'appareil faiblissait, raconte sa
maman.

Mme Bork était terrifiée à l'idée que son fils n'arrive pas à demander de l'aide s'il se perdait, ou qu'il ne crie pas à l'aide s'il se trouvait en danger. Souvent, le mutisme des enfants est renforcé  à l'école, quand ses amis se mettent à parler pour lui, affirme Mme Harwood. Lorsqu'ils grandissent, ils fuient les occasions de parler en public et ils peuvent souffrir de faible estime de soi. Plus ils sont vieux, plus leur comportement devient difficile à changer, selon elle.

Ashoya a maintenant 13 ans et il a appris à surmonter ses peurs de parler en public. Il est fier de son accomplissement. Quant à Mme Bork, elle est déterminée à éduquer les parents pour qu'ils
puissent demander de l'aide rapidement et prévenir des souffrances inutiles. «Le fait d'avoir expérimenté cela personnellement me permet d'être capable de rejoindre les autres et de les aider», dit-elle.

Page 1 | La peur qui empêche de parler aux autres
Page 2 | Les premières manifestations
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