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Comment protéger nos enfants contre eux-mêmes

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Même si vos enfants sont encore tous petits, vous arrive-t-il d’avoir un peu la trouille sur ce qui viendra ensuite? Quand ils ne seront plus des petits démons, mais des futurs adultes aux prises avec leurs propres démons?
 
Avec toutes ces histoires de jeunes filles recrutées dans les centres jeunesse (et même à l’école primaire, dans certains cas!), ça porte à réfléchir un brin. Le réflexe naturel est de mettre la tête dans le sable pendant quelques années et de se questionner plus tard, quand l’adolescence arrivera. Mais peut-être que non.
 
On se demande parfois quelle sorte d’approche préconiser, comme parents, pour donner à nos enfants les meilleures chances possibles dans la vie. En gros, toute notre mission parentale est là. C’est juste ça notre rôle, quand on y pense. Les aider à se construire assez solidement pour affronter les séismes de la vie adulte.
 
Leur donner des armes mentales, des ressources, des boucliers contre tout ce qui viendra plus tard. Le hic, c’est qu’on ne peut pas les construire nous-mêmes, ces remparts. On ne peut pas mettre des barbelés autour de leur vie en espérant que jamais rien n’y entrera. Il y a malheureusement des parents qui pensent ainsi, mais qui découvrent un jour que le contrecoup est pire.
 
Emmurer ses enfants dans une prison de ouate, ça empêche de sortir, d’éclore, de s’envoler. Ça empêche même la lumière d’entrer. On ne veut pas ça pour nos enfants.
 
On veut qu’ils se dépassent, qu’ils nous dépassent, qu’ils explorent, qu’ils trouvent leur route vers le bonheur. Route qui ne sera jamais la même que leurs parents. C’est ainsi depuis que le monde est monde.
 
Il faut leur apprendre d’abord à se protéger. Aussi à se défendre. Leur apprendre aussi à souffrir et à guérir, lorsque la vie envoie un coup. (C’est une image, là. Ne les frappez pas pour vrai!)
 
Dans le grand sac d’expérience qui nous sert toute la vie, on doit se faire dire non. On doit échouer. On doit avoir honte, avoir peur, avoir de la peine. On doit douter, on doit envier, on doit s’ennuyer. Tout ça à petites doses. Juste pour avoir goûté à chaque facette de la vie. Comme un vaccin, quoi.
 
Mais de l’autre côté, jamais les barrières ne doivent empêcher de rêver. Les enfants doivent savoir ce qu’est la fierté. L’estime de soi et des autres. Se sentir aimé inconditionnellement. Être valorisé, être gagnant, être bon dans quelque chose. On doit avoir le droit de découvrir, d’explorer, de questionner.
 
Pour rester dans l’image, malgré la solidité de ses murs, la forteresse doit posséder des tours pour observer l’horizon et une porte pour aller l’explorer.
 
La recette miraculeuse n’existe pas, mais ils doivent sentir – deviner – qu’il existe un chemin vers le bonheur. Savoir en quoi ce chemin consiste, c’est le travail d’une vie.
 
Le seul outil qui semble faire partie de toutes les trousses, ça semble être la communication.
 
Quand ils sont petits, on imagine que notre job est de les protéger contre l’extérieur. Mais encore plus important, il faut les aider à se bricoler une armure intérieure. Une armure contre eux, contre leurs limites, leurs carences, leurs envies. Contre le vide.
 
On se souhaite bonne chance.