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L’art de laisser retomber la poussière

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Parents et relations familiales 10-12 ANS image article
On sous-estime l’importance de la poussière, dans notre vie parentale.
 
Je ne parle pas de celle qui orne nos tablettes et qu’on s’évertue à essayer de ramasser chaque semaine. Ni celle qu’on redeviendra éventuellement, après avoir laissé sur cette planète quelques générations de nouveaux humains.
 
Non, je parle plutôt de celle qu’on doit laisser retomber, dans notre gestion des crises avec nos enfants. Laisser retomber la poussière, comme dans prendre une marche au lieu de grimper dans les rideaux. Laisser passer l’orage au lieu de crier comme le tonnerre.
 
Disons-le, on a une multitude d’occasions de pogner les nerfs, dans notre vie. Vraiment, si vos enfants parfaits vous ont privé de ce plaisir, je vous plains. Pour connaître sa vraie nature, il faut vivre ce doux frisson de rage qui vous fait retrousser le poil des bras et fait fumer les oreilles.
 
Mais à part évacuer un trop plein d’énergie, hurler et s’emporter n’a jamais rien donné de bon. En fait, rien de ce qu’on peut faire pendant une crise n’est vraiment utile, à part attendre.
 
Quand on les envoie réfléchir pendant deux minutes, c’est exactement ce qu’on fait. On laisse la poussière retomber, pour eux et surtout pour nous.
 
Le moment présent, il est souvent magnifique. Mais des fois, il est un peu intense à gérer. Et dès qu’on se retire un peu, c’est fou comment tout redevient plus clair.
 
C’est exactement le même phénomène qui fait que parfois on les vendrait pour pas cher et qu’une heure plus tard ce sont les anges les plus adorables qui existent (encore plus s’ils dorment).
 
Et on dirait que laisser retomber la poussière devient de plus en plus important au fil des ans. Quand un préado commence à argumenter et que la discussion s’envenime, il n’y a que deux issues possibles : Soit la tempête éclate, soit chacun se sépare et va bouder dans son coin.
 
Faire la baboune, ce n’est pas vraiment une méthode préconisée dans les guides de relations familiales. Mais ça peut être bien utile pour éviter une guerre ouverte. Si la bouderie se termine en réconciliation et en discussion calme, elle aura été bénéfique. Comme une zone tampon.
 
On s’entend, si ce n’est pas facile pour les enfants de se calmer, ça ne l’est pas toujours plus pour nous. Quand ça bouille en dedans, quand on s’étouffe dans notre indignation, quand notre grosse veine du cou a le goût de prendre l’air, rester calme est comme au bas de la liste des possibilités attirantes.
 
Mais dès que le calme est revenu, la lumière n’est plus la même. Tout a l’air plus simple.
 
Quand on regarde son reflet dans de l’eau agitée, on n’arrive pas à voir une image claire. De même, c’est impossible d’avoir des pensées nettes quand tout s’agite autour.
 
En cas de crise, laissons retomber la poussière. Et ensuite prenons le balai et le porte-poussière, et ramassons-la tranquillement ensemble.
 
Bof, un ménage de plus ou de moins…