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Pas de cris ni de pleurs

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Pas de cris ni de pleurs

Lucie Ménard observe que certains enfants argumentent toujours au moyen de cris et de pleurs, des occasions toutes indiquées pour leur montrer à bien négocier. En gardant son calme, le parent peut simplement déclarer à son enfant: «Si tu cries, moi, je ne suis pas en mesure de t’écouter!»

Lorsqu’un endroit est souvent le théâtre de négociations flamboyantes, la prévention devient un précieux allié. «Il ne faut pas s’empêcher d’aller faire l’épicerie avec son enfant parce qu’il a comportement inadéquat, indique l’éducatrice spécialisée. Sinon, il n’apprendra pas. Mieux vaut le prévenir, avant d’arriver, qu’il n’aura pas de friandise, mais qu’il pourra choisir les fruits et les céréales.» Lucie Ménard rappelle que ces choix lui enseigneront à défendre son point de vue. Une fois confronté à ses pairs, cela lui servira.

Elle invite aussi les parents à mettre leur orgueil de côté pour reconnaître que leurs rejetons ont parfois raison. Un jour, son jeune garçon voulait faire de la pâte à modeler alors qu’elle préparait le repas, et elle s’est tout de suite opposée à sa demande. À la question «Mais pourquoi “non”, maman?», cette dernière a dû reconnaître qu’elle n’avait simplement pas envie de ramasser les miettes. Le garçon a finalement pu sortir sa pâte à modeler. «On a des réponses spontanées comme ça, peut-être correctes, mais de temps à autre, on peut s’ouvrir, laisser place à autre chose», fait-elle valoir. Par contre, cela ne veut pas dire de consentir à tout. Un parent qui a soif de tranquillité peut simplement proposer une activité mieux adaptée à son humeur, mais tout aussi agréable pour l’enfant.

À l’écoute des demandes

L’important, selon Daniel Paquette, est de prendre le temps d’écouter les demandes des petits négociateurs. Il faut parfois y voir un signal que le moment est venu d’«élargir» les permissions. «L’enfant vieillit et donc notre cadre doit changer pour lui laisser un peu plus d’autonomie. Qu’est-ce qui est normal pour un enfant de cinq ans et qu’est-ce qui l’est pour un enfant de huit ans ? »

Par la négociation, un jeune s’exprime et même s’il essuie d’abord un refus catégorique, parce que sa demande est hors règles, une graine a été semée. L’idée fait son chemin et la réponse de ses parents pourrait bien être différente la prochaine fois. Après tout, il a la vie devant lui pour négocier.

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